‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 252 sur 270 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

dont nous signalerons quelques particularités de construction. Pour réduire les frottements au minimum, la partie supérieure de l'arbre de Tinduit, tourne dans une chape garnie de saphir, la partie inférieure est constituée par une pointe d'acier très dure, tournant sur une crapaudine en saphir ; les balais de Tinduit sont souples et très longs, le collecteur a un très petit diamètre (ses touches ainsi que les balais sont en argent pour éviter l'oxydation). Le résultat de ces dispositions est qu'un compteur de 22000 watts se met en mouvement même lorsqu'il n'est traversé que par un courant de 0*^28 sous HO volts. Ce courant traverse, bien entendu, le gros fil de l'inducteur, tandis que les HO volts sont appliqués aux extrémités du circuit induit qui, avec sa résistance additionnelle, présente une résistance totale de 5000 ohms.

789. — Compteur Brillé. — Le compteur Brillé comporte, comme les compteurs que nous venons de décrire, les deux organes

fondamentaux que nous avons fait connaître en 1880 et en 1884, qui sont: l'électrodynamomètre à deux circuits B, destiné à faire naître un couple proportionnelau produit VI, et le disque ou cylindre en cuivre D (fig. 481) pouvant osciller entre les branches d'une collection d'aimants

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E, dont le nombre de tours est proportionnel à la quantité totale d'énergie dépensée pendant le fonctionnement de Tappareil. Mais il contient une disposition qui le différencie des autres compteurs et qui a pour but de supprimer Tinfluence nuisible des frottements. Voici sur quel principe repose cette disposition : Supposons que les aimants reçoivent leur mouvement de rotation d'un moteur quelconque M (fig. 482) (ou d'un mécanisme d'horlogerie par exemple) capable de leur imprimer la vitesse qu'ils doivent prendre quand le compteur est appelé à mesurer la puissance maxima pour laquelle il est construit (*). En vertu des propriétés démontrées plus haut, les aimants vont être soumis de la part du cylindre, à un couple antagoniste proportionnel à la vitesse, mais réciproquement ils exerceront sur lui un couple précisément égal tendant à l'entraîner et que nous appellerons couple d'entraînement. Si au lieu de fixer invariablement le cylindre au bâti de l'appareil, on le rend mobile autour d'un axe vertical, mais en ne lui permettant qu'un mouvement angulaire d'une très petite amplitude, on pourra profiter de ce mouvement, limité par deux arrêts très rapprochés, pour mesurer le couple d'entraînement et voir s'il est égal à un autre couple appliqué au cylindre par une force à laquelle on donne d'avance une valeur choisie arbitrairement et qui peut être produite par un ressort tendu d'une quantité déterminée. Si le couple d'entraînement est inférieur à celui du ressort, le bâti mobile qui porte le cylindre restera appliqué contre un des arrêts qui limitent son mouvement angulaire, mais si on augmente alors graduellement la vitesse des aimants, le couple d'entraînement croîtra proportionnellement et finira par devenir égal à celui du ressort; à ce moment, le bâti mobile qui porte le cylindre, exercera sur l'arrêt contre lequel il était appuyé, une pression nulle et si la vitesse des aimants augmente infiniment peu, il quitte cet arrêt pour aller buter contre le second arrêt. Lorsque ce petit mouvement se produit, on peut affirmer (à la condition toutefois que la vitesse des aimants croisse lentement) qu'il y a équilibre entre le

(1) Dans le compteur Yulcain cité plus haut, cette vitesse est de un tour par seconde, dans tous les appareils quelles que soient leurs dimensions.

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