CHAPITRE QUATORZIÈME
loin, disons immédiatement que les équations auxquelles nous allons arriver, ne sont entièrement exactes que si le barreau de fer affecte la forme d'Un tore sur lequel le solénoïde est régulièrement enroulé, comme celui qui est représenté figure 233 ou encore si, étant rectiligne, sa longueur est considérable par rapport à son diamètre^ Ces restrictions ne diminuent en rien la valeur pratique des formules auxquelles nous allons arriver, puisque les inducteurs et l'induit des machines dynamo-électriques se trouvent placés précisément dans les conditions admises pour établir nos équations ; la même observation s'applique aux transformateurs.
En désignant par 1 l'intensité du courant à l'époque /, ce courant étant supposé engendré par une source d'électricité dont la /. e. m. est une fonction du temps ; par R la résistance constante du circuit ; par ^i le flux de force embrassé par une seule spire du solénoïde enroulé sur le barreau de fer, et dû au courant seul\ par ^m le flux de force également embrassé par une seule spire, mais dû au barreau de fer seul, on a à chaque instant (493)
le symbole S représentant la somme des /. e. m. de toutes les spires et dues, les premières à la variation du courant; les secondes à la variation d'intensité d'aimantation du barreau. Le flux de force dû au courant est rigoureusement proportionnel à l'intensité I ; par conséquent, si on représente par /i la valeur du flux total embrassé par une spire et qui émane du solénoïde entier, lorsque ce solénoïde est parcouru par un courant égal à l'unité, on aura
^, = /-il, d'où
d9i . dl
dt ' dl
D'ailleurs, en vertu de ce qui a été dit concernant la forme du barreau et de l'enroulement, la valeur de /i est la même pour chacune des spires, de sorte que la /. e. m. totale d'induction due à la self-induction de l'enroulement, a pour valeur
DVBBZ» AlBCTR. IHDUm. — T. U, FASC. 3 34