CHAPITRE DEUXIÈME
Par conséquent, si les plans des spires des deux bobines font entre eux un angle droit, et si le couple de torsion est nul, la surface S se déduira immédiatement de la surface S\ supposée connue^ en multipliant cette dernière par la tangente de l'angle du plan des spires de la bobine en expérience avec le méridien magnétique.
Tout se réduit donc aux conditions suivantes : 1"* Le couple de torsion doit être nul quand le système est en équilibre pendant le passage du courant ; 2"" Les plans des spires des deux bobines doivent faire entre eux un angle droit ; 3" La surface S' de Tensemble des spires de la seconde bobine, doit être facile à déterminer géométriquement avec précision.
On satisfait à la première condition de la façon suivante : Les deux bobines sont fixées à un cadre rectangulaire très léger suspendu à un faisceau de fils de cocon sans topsion ; ses deux côtés horizontaux portent des pointes d'acier très fines trempant dans de larges godets de mercure, comme nous Tavons déjà dit plus haut, et servant pour l'entrée et la sortie du courant dans les deux bobines reliées en tension. Nous savons qu'un fil de cocon ou même qu'un faisceau de fils de cocon collés ensemble sans être tordus, peut supporter des poids relativement considérables et que, cependant, la torsion de cet ensemble développe un couple élastique d'une petitesse telle, qu'on peut le négliger devant ceux qui sont dus aux forces dont nous nous occupons en ce moment (268). Si on avait des motifs pour préférer un fil métallique à un fil de cocon, le couple de torsion ne pourrait plus en général être négligé ; mais on pourrait encore le rendre nul en agissant sur le bouton de l'alidade à laquelle est soudée l'extrémité supérieure du fil, de façon à faire tourner le fil jusqu'à ce que l'angle de cette alidade avec le cadre mobile, pendant que le courant traverse les bobines, reprenne la même valeur que lorsque le courant ne passe pas. Il est facile de s'assurer que cette condition est remplie, puisque le cadre mobile est muni d'une aiguille qui permet de lire les angles dont il dévie lorsqu'on lance le courant dans les bobines en expérience.
La seconde condition, « Les plans des spires des deux bobines
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dûiveat faire entre eux un angle droit », est vérifiée de la manière suivante : oa met d'abord les deux bobines sensiblement à angle droit, ce qui est toujours &cile^ et on oriente le cadre mobile de façon que le plan des spires d^une de& bobines soit à peu près dans le méridien magnétique. On note Tangile «o indiqué par Taiguille liée au cadre mobile, puis on lance le coorwit dans la bobine la plus rapprochée du méridien magnétique, on note alors l'angle ai de l'aiguille et on supprime le courant ; Taiguille du cadre mobile doit alors s'arrêter de nouveau sur la division oo. On lance alors le courant dans l'autre bobine seulement et on noté l'angle «t ; si les deux bobines font entre elles un angle droit, la diflférence a, — a, des deux déviations successives doit être égale aussi à un angle droit. Si cette condition n'est pas remplie, on modifie l'angle des deux bobines, et on recommence les mesures jusqu'à ce qu'elle le soit. Il est à peine nécessaire de dire que si le fil de suspension est métallique et que, par conséquent, son couple de torsion ne soit pas négligeable, il faut prendre les précautions indiquées plus haut pour le rendre nul.
La troisième condition concernant la détermination géométrique de la surface S' de la bobine-étalon, est facile à réaliser. Il suffit en effet de constituer la seconde bobine au moyen de quelques spires d'un grand diamètre et par conséquent faciles & compter et à mesurer avec une grande précision. Si par exemple elles avaient 20 centimètres de diamètre moyen ^*^ et qu'elles fussent au nombre de 5, on trouverait immédiatement
S' = 1570«>,80 et il serait facile de déterminer ce nombre avec une précision relative atteignant -tâtjâ— H est d'ailleurs évident que la bobine
(*) Nous appelons diamètre moyen d'une spire, la moyenne arittimétique entre le diamètre extérieur et le diamètre intérieur de cette spire. Supposons, pour iixer les Idées, qu'un Ûl de 1 millimètre de diamètre soit enroulé sur un mandrin ayant exactement
200 + 202 200 millimètres de diamètre ; la spire moyenne aura son diamètre égal à r
OU 201 millimètres, et son aire aura pour valeur -j-x 2m' = 817««,81.