CHAPITRE PREMIER
Tautre de gauche à droite. L'effort de traction passant par Tarète du couteau C, a un moment nul et ne trouble pas, par conséquent, l'action de p. D'ailleurs, ces deux fils ont une longueur telle qu'ils peuvent cesser d'être tendus à volonté, lorsque le poids p arrive près de la position qui correspond à l'équilibre. Ils sont donc sans influence sur la pesée.
Au lieu de faire varier le bras de levier d'un poids en le faisant glisser le long d'une tige, on peut, comme dans le peson à poids,. laisser invariable la distance du poids antagoniste au centre de rotation et faire varier Tangle du levier avec la verticale. Les figures 301 et 302 montrent l'application de ce procédé à un électro-dynamomètrede la forme la plus simple, dans lequel le mouvement de la bobine mobile A est supposé limité à un très petit angle, cette bobine devant d'ailleurs toujours être ramenée à la même position relative par rapport à la bobine fixe BB, par l'action de la force antagoniste.
Fig. 3ul
Fig. 302.
Les deux bobines, dont les axes font entre eux un angle droit, sont montées sur un même bâti mobile autour d'un axe horizontal, de Façon que le système puisse prendre à volonté : soit la première position dans laquelle le levier CD auquel est fixé invariablement le poids p est vertical ; soit la seconde position, dans laquelle le levier CD est horizontal; soit une position intermédiaire quelconque. Dans tous les cas, les bobines A et BB restent toujours dans la même position relative, et exercent par conséquent l'une sur l'autre des actions
8 ÉLGCTROMÉTRIE
mécaniques qui ne dépendent que des intensités des courants qui les traversent et nullement de l'angle du levier CD avec la verticale. Le moment du poids p dépend, au contraire, essentiellement, de cet angle puisqu'il est proportionnel à son sinus. Il suffit donc, pour rendre égaux les moments des actions électriques et celui du poids p, de faire tourner tout l'ensemble des deux bobines d'un angle « satisfaisant à l'équation CJ!' = jo/sin «, dans laquelle on désigne : par I et V les courants qui traversent respectivement les bobines A et B ; par Cl la valeur du couple développé entre les deux bobines lorsque I = r = 1 ; par p et par / la valeur du poids/? et sa distance à l'axe de rotation de la bobine mobile A qui doit être montée sur couteaux ou sur des pivots très aigus, suivant que l'amplitude du mouvement que doit pouvoir effectuer l'ensemble des deux bobines pour amener l'équilibre, est inférieure ou supérieure à 30 degrés environ. Ainsi dans l'hypothèse d'une amplitude de 90 degrés, que nous avons admise, le cadre mobile A doit être monté sur pivots, tandis que l'ensemble des deux bobines est monté sur des tourillons dont les frottements sont sans influence aucune sur la position d'équilibre de la bobine mobile A.
Il y a une grande analogie entre cette manière d'utiliser la pesanteur comme force antagoniste variable à volonté, et celle qui permet d'utiliser la force directrice du magnétisme terrestre, dans la boussole des sinus.
554. — Application de la force antagoniste produite par un poids, aux appareils de suspension xnonofilaire ou bifilaire. — Il semble qu'on ne puisse appliquer la force antagoniste produite par un poids, qu'à des appareils dans lesquels l'axe de rotation des pièces mobiles est horizontal. 11 n'en est rien, ainsi que nous allons le voir.
Le dispositif connu sous le nom de balance bifilaire de Snow Harris et que nous avons déjà décrit (269)^ constitue une solution très intéressante du problème dont nous parlons ; nous allons voir qu'on peut employer un autre procédé applicable aux appareils dans lesquels les pièces mobiles tournent autour d'un axe sensi-