‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 57 sur 270 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

c'est-à-dire lorsque la résistance collective des fils de suspension est égale à celle de Tenroulement.

611. — Solution algébrique du problème du no 608. — Nous pouvons maintenant aborder le problème dans toute sa généralité, c'est-à-dire chercher la valeur théorique de l'angle de torsion du fil de suspension en fonction des différents éléments qui jouent un rôle dans la sensibilité de l'appareil. Nous avons à considérer dans ce fil deux ordres de grandeurs très distinctes, celles qui dépendent de sa substance et qu'il n'est pas en notre pouvoir de modifier, et celles que nous pouvons au contraire choisir arbitrairement. Parmi les premières^ celles qui jouent le rôle le plus important dans le problème qui nous occupe, sont la résistance spécifique, le coefficient de torsion par unité de longueur et de diamètre (le coefficient fx de Coulomb) (265) et la résistance à la rupture par unité de section ; les secondes, celles que nous pouvons choisir arbitrairement, se réduisent au diamètre et à la longueur du fil.

Dans le circuit mobile, nous aurons à tenir compte des éléments suivants : résistance spécifique du conducteur ; densité, qui dépendent de la nature du métal dont est fait le cadre mobile. Ce métal est généralement le cuivre, mais il n'est pas évident a priori qu'il en doive être ainsi dans un appareil où le poids des pièces mobiles doit être le plus petit possible, et nous aurons à examiner si un autre métal, tel que Taluminium, ne conviendrait pas mieux. Quant à la forme du cadre, bien que nous ayons démontré qu'il était préférable de la prendre carrée et de n'avoir qu'une spire, il est évident que l'on peut être amené, par des considérations de facilité de construction, à déroger à ces deux règles et à adopter pour le circuit mobile la forme d'un rectangle très allongé et comportant beaucoup de spires.

Il est nécessaire, pour que Ton comprenne bien le sens des notations que nous avons adoptées, que nous entrions dans quelques détails sur la forme et la construction du circuit mobile. D'abord, comme il doit être aussi léger que possible, le fil qui le constitue n'est pas enroulé en réalité sur un cadre; il est préalablement enduit d'une dissolution

ÉLECTROMÉTRIB

de gomme laque dans Talcool et enroulé en spires fortement serrées sur un mandrin démontable, puis séché dans une éluve. Les spires s'agglutinent entre elles, grâce à la gomme laque^ et lorsque cette dernière est arrivée à Tétat de complète siccité, on démonte le mandrin et on enlève Tenroulement qui forme un tout compact et rigide comme le serait un cadre métallique.

Ensuite, le circuit mobile n'est pas, comme le supposent implicitement les équations données plus haut, plongé dans un champ magnétique uniforme dans toute son étendue. En effet, pour réduire autant que possible le poids et le volume des aimants permanents qui engendrent le champ magnétique, on réduit ces derniers aux dimensions strictement nécessaires pour que les côtés verticaux du cadre puissent s'y déplacer sans frotter contre aucune pièce. La figure schématique 350 fait bien comprendre la disposition adoptée pour cela.

Entre les pôles A et B de Taimant, se trouve une pièce de fer doux E de forme et de dimensions telles, que l'intervalle qui existe entre

Fig. 350.

elle et les pôles A et B, affecte la forme d'un canal étroit dans lequel se déplacent les côtés CC et DD du cadre, mobile autour de Taxe //'. 11 résulte de là que les lignes de force des champs AE d'une part, et EB d'autre part, peuvent être considérées comme étant entièrement concentrées dans ces deux canaux et que Ton peut négliger celles qui existent en dehors d'eux.

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