CHAPITRE TROISIÈME
En effet, soit P le poids de Téquipage mobile, on a, d'après nos
notations
P = pa d ou « = —
et Téquation en 0 devient
4 k'/VS a»
Mais a* est proportionnel à rf', ce qui prouve ce que nous venons de dire. Ainsi de tous les éléments de construction de Tappareil, celui qui a le plus d'influence est le diamètre du fil de suspension, et cela malgré Taccroissement de résistance électrique qui résulte de la diminution de ce diamètre.
Mais on serait bien vite arrêté dans cette voie, par suite de Timpossibilité de faire supporter le poids de l'équipage mobile par un fil d'un diamètre très petit, si un artifice très simple ne permettait de tourner cette difficulté.
Cet artifice consiste à suspendre le cadre mobile à un fil de cocon capable, comme nous Tavons vu, de supporter une dizaine de grammes, et à assurer les communications électriques du cadre, avec les bornes, au moyen de deux fils métalliques, aussi fins qu'on peut les obtenir, enroulés suivant une hélice dont Taxe coïncide avec les fils de cocon.
Fig. 351.
Pour une même déviation du cadre, la torsion de ces fils produit un couple égal à celui qu'on atteindrait si, au lieu d'être enroulés en hélice, ils étaient développés en ligne droite. Il suffit donc, pour que
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les formules données plus haut s'appliquent à cette nouvelle disposition, de remplacer dans la dernière d'entre elles, / par la longueur développée en ligne droite de l'hélice formée par chacun des fils adducteurs du courant.
Cette disposition est représentée fig. 351.
612. — Exemple de calcul d'un galvanomètre à circuit mobile. — Nous allons faire, pour un galvanomètre à circuit mobile, des calculs numériques du môme genre que ceux qui ont été développés précédemment pour les galvanomètres à circuit fixe. Au lieu d'avoir recours à la formule générale qui vient d'être démontrée, nous calculerons successivement chacun des éléments de l'instrument en supposant d'abord qu'il est destiné à mesurer des intensités de courants ou des différences de potentiel très petites.
La conséquence immédiate de cette hypothèse, est que le fil de suspension doit être d'un diamètre très faible. Pour rester dans les limites pratiques^ c'est-à-dire celles au delà desquelles l'instrument deviendrait d'un maniement trop délicat, nous supposerons que ce diamètre est de 1/20* de millimètre et que le poids du cadre mobile ne doit pas dépasser 15 grammes. Nous donnerons au cadre 5 centimètres de côté, et nous supposerons qu^il se met^Jt dans un champ magnétique de 500 unités.
Examinons d'abord le cas où l'instrument est destiné à la mesure de courants d'une très faible intensité, engendrés par une source de /. e. m. de grandeur moyenne, mais dans le circuit de laquelle se trouvent intercalées de très grandes résistances. Le problème à résoudre est alors très simple, car l'intensité du courant n'étant influencée que d'une manière insensible par la résistance propre du galvanomètre, nécessairement faible en comparaison de celle du circuit, nous obtiendrons la sensibilité la plus grande possible, en constituant le circuit mobile avec un fil de la plus grande longueur possible pour le poids de 15 grammes.
Nous adopterons donc le fil le plus fin que l'on puisse enrouler pratiquement sans trop de peine sur un cadre. Ce fil est, suivant nous, celui dont le diamètre métallique est de 13/100" de millimètre,