CHAPITRE PREMIER
tâtonnement. Ce problème a été résolu d'une façon élégante et tout à fait satisfaisante ; mais la description de ce genre de balance sortirait complètement de notre cadre.
Nous nous bornerons à décrire ici, deux procédés permettant de faire varier d'une façon continue, le poids connu destiné à équilibrer Faction électro-magnétique qu'il s'agit de mesurer.
Le premier, dû à M. Serrin, est basé sur l'emploi d'une petite chaîne dont la fabrication doit être d'une régularité absolue, de façon qne tous les anneaux, de très-petites dimensions d'ailleurs, soient absolument identiques. Les chaînes fabriquées par les bijoutiers remplissent très bien ces conditions.
L'une des extrémités de la chaîne est attachée en F (fig. 304) au point où l'on veut appliquer un effort variable ; l'autre extrémité est encastrée sur la circonférence d'une petite poulie P, mobile à la main autour d'un axe sur lequel elle est montée à frottement dur. Le centre de la
Fig. 304.
poulie doit être aussi rapproché que possible du point F et situé sur la même horizontale que lui. En faisant tourner la poulie, on enroule sur sa circonférence une longueur plus ou moins grande de la chaîne et on raccourcit de plus en plus la portion FAP de cette chaîne qui reste librement suspendue. Or, il est facile de voir que l'effort exercé sur le point F est égal à la moitié du poids de cette portion. Il suffit donc, pour évaluer ledit effort, de connaître sa valeur pour deux positions données de l'aiguille Pa liée à la poulie ; et la graduation de l'instrument se fera ensuite en divisant simplement en parties égales, l'intervalle angulaire compris entre les deux positions de l'aiguille, pour lesquelles on a mesuré directement l'effort appliqué en F. 11 est bien entendu que la chaîne doit s'enrouler sur la
ÉLBCTROMÉTRIB
poulie P avec une régularité parfaite et que ses difTérentes spires ne doivent pas chevaucher les unes sur les autres lorsqu'on fait accomplir à la poulie plusieurs tours.
557. — Utilisation de la poussée hydrostatique d'un liquide. — On sait qu'un corps plongé dans un liquide est sollicité par une force dirigée de bas en haut et donl la valeur est égale au poids du volume du liquide déplacé par le corps. Ce principe a été appliqué à la construction de balances, dites hydrostatiques, qui sont à la fois simples, robustes et exactes. Il peut être également utilisé dans les appareils destinés aux mesures délicates comme celles dont nous nous occupons ici.
Soit une tige cylindrique A(fig.305) plongée dans du mercure contenu dans un godet B ; en vertu du théorème que nous venons d'énoncer, elle est sollicitée par une force égale au poids du volume de mercure déplacé par la portion immergée. Nous allons chercher l'expression, non pas de cette force, mais de son accroissement, lorsque la tige s'enfonce d'une quantité x^ comptée à partir de sa position actuelle.
Fig. 303.
Soit s la section de la tige ; S celle du godet mesurée au niveau de la surface libre du liquide; p le poids de l'unité de volume du mercure. Lorsque la tige descend d'une quantité jt, le volume immergé augmente de sx et le mercure s'élève, par rapport aux parois du cylindre, d'une quantité Xi déterminée par l'équation