‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 76 sur 270 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

équilibrer Téquipage mobile, on le relie à un second équipage identique symétriquement placé par rapport au point 0 et qui n'est pas représenté sur la figure. Cette observation s'applique d'ailleurs à tous les appareils à noyau de fer mobile, quelle que soit leur forme. C'est ainsi que nous avons représenté (fig. 381) le croquis schématique d'un ampèremètre composé de deux solénoïdes à enveloppes dont le

Fig. 381.

mouvement sensiblement rectiligne, mais de petite amplitude, est obtenu au moyen d'un montage analogue à celui des balances de Roberval. On remarquera que la nécessité de rendre concordantes les actions toujours attractives des deux solénoïdes, oblige à inverser les directions des noyaux à enveloppes. Un tel système donne naissance à des actions mécaniques très énergiques, ce qui permet de se contenter d'une faible course que l'on transmet à une aiguille ou à un crayon enregistreur, au moyen d'organes amplificateurs dont les frottements sont insignifiants, comparés à la grandeur de l'effort mécanique initial.

628. — Appareils basés sur les actions exercées par un électro-aimant sur une armature aimantée ou sur une armature en 1er doux. — L'électro-aimant étant un organe qui permet de concentrer un flux de force considérable dans un espace restreint, constituerait certainement le moyen le plus économique et le plus puissant d'engendrer un champ magnétique au moyen d'un courant auquel l'intensité de ce champ servirait de mesure. Mais il présente deux inconvénients, qui sont : !• la non-proportionnalité

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entre Tintensité du courant magnétisant et celle du champ magnétique engendré ; 2* V Hystérésis du fer^ phénomène que nous étudierons plus loin, et en vertu duquel un même courant peut, à moins de précautions que Ton ne peut pas toujours prendre, engendrer dans l'électro-aimant un flux de force dont la valeur n'est pas toujours la même.

On peut réduire ces deux inconvénients, au point de les rendre négligeables dans les mesures pour lesquelles on n'exige pas une haute précision, en remplaçant les noyaux pleins des électros par des tubes de tôle très douce ou par des faisceaux de fil de fer de qualité supérieure, et en s'arrangeant de façon que l'intensité du flux magnétique engendré dans le fer, ne dépasse pas 4 000 unités.

Mais malgré ces précautions, l'hystérésis du fer ne disparait jamais complètement, et si son influence peut être considérée comme tout à fait négligeable dans un appareil industriel, il n'en est pas de même lorsque le courant que l'on veut mesurer a une intensité extrêmement faible ; son passage dans les spires de l'électro-aimant ne modifie pas d'une façon appréciable l'état magnétique de cedernier,quipossède toujours une faible aimantation rémanente. L'électro-aimant se comporte alors comme une balance dans laquelle il y aurait des frottements, et les avantages qu'il présente sur les systèmes électro-dynamiques dépourvus de fer (dont le flux de force est cependant bien plus faible pour une même dépense d'énergie) deviennent illusoires.

L'emploi des électro-aimants aimantés par le courant qu'il s'agit de mesurer, doit donc être restreint aux appareils industriels. Nous devons dire d'ailleurs que, même dans ce cas, il est très peu répandu. Nous nous contenterons donc d'en citer deux exemples.

Le premier est un dispositif basé sur le principe de notre galvanomètre à arête de poisson (621).

Une petite lame de tôle douce ab (fig. 382) taillée en forme de losange, est placée entre les branches d'un aimant permanent AB ; elle est mobile autour d'un axe 0 perpendiculaire aux lignes de force de l'aimant, dans la direction desquelles elle se place. A peu de distance de cette lame se trouvent les deux pôles A' et B' d'un électro-aimant en fer à cheval, dont les extrémités sont entourées de deux bobines

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