‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratique (volume 2)Chapitre 99 sur 270 · CHAPITRE CINQUIÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈMB

d'épaisseur et de 10 centimètres de longueur, dont les extrémités se rejoignent sans se toucher métalliquement et se terminent par des lames rectilignes aa'b^ adc (Hg. 402) d'une très faible épaisseur. Les extrémités 6 et c de ces lames sont mises en communication, par les moyens ordinaires, avec le circuit général dans lequel passe un courant variant entre 500 et 1000 ampères et dont l'intensité sera obtenue en multipliant par 50 les nombres de la graduation faite avec le solénoïde de 50 spires. Il est à peine besoin de dire que les lames adb^ aa'c doivent avoir, dans le sens de Taxe de la bobine, perpendiculairement au plan de la figure, une longueur égale à celle de ladite bobine, c'està-dire 10 centimètres; s'il en était autrement, les différents courants élémentaires qui traversent la lame ail, auraient des intensités variables avec leur distance aux faces terminales de la bobine et ne pourraient par conséquent être assimilés à ceux de la bobine de 50 spires.

En employant ainsi des bobines enroulées d'une seule couche de fil, on obtient, avec le solénoïde à enveloppe de fer (623), des actions mécaniques très énergiques, parce que l'intensité du champ magnétique, dans l'espace annulaire qui sépare le noyau de l'enveloppe, est considérable en raison même de l'étroitesse de ce canal annulaire.

648. — Mesure des courants Intenses au moyen du galvanomètre balistique. — Soit BB' (fig. 403) une bobine plate dont le dia-

Fig. 403.

mètre est beaucoup plus grand que la longueur. Dans cette bobine, plaçons-en une seconde bb' de dimensions médiocres et enroulée de

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fil fin, et supposons qu'on puisse, à Taide d'un petit mécanisme à ressort, lui faire effectuer, dans un temps très court, un demi-tour autour d*un axe horizontal ad. Si la bobine 6B' est traversée par un courant permanent, et que la bobine hb' soit d'abord placée dans le même plan qu'elle, le mouvement imprimé à la bobine bh' aura pour conséquence de faire varier la valeur du flux de force embrassé par chacune de ses spires d'une quantité égale au double de cette valeur, puisque, en désignant par f le flux qui traverse une spire dans la première position, sa valeur dans la seconde position est — /, la spire étant retournée bout pour bout (ou du moins tout se passe comme si -t- / devenait — /"). Il résulte alors des lois de l'induction, que la quantité d'électricité mise en mouvement dans le circuit de

bb\ est égale à -^ ? ^' désignant la somme des flux embrassés par

toutes les spires de bV et R' la résistance de ce circuit. Donc, si un galvanomètre balistique est intercalé dans le circuit de bb\ il éprouvera, au moment du retournement de bb\ une déviation balistique proportionnelle à 9, Mais 3"' est lui-même proportionnel au produit du nombre n de spires de la bobine fixe BB', par l'intensité i du courant qui les traverse. La déviation balistique du galvanomètre, sera donc finalement proportionnelle au produit ni. On peut donc, en mettant à profit la méthode indiquée plus haut, graduer d'abord le galvanomètre balistique en donnant à la bobine B6' un grand nombre de spires traversées par des courants d'intensité médiocre, et utiliser ensuite la graduation ainsi obtenue, pour la mesure des courants de haute intensité^ en remplaçant simplement l'enroulement de BB' par un autre de dimensions extérieures identiques mais contenant 10 fois, 20 fois,... 100 fois moins de spires formées d'un conducteur dont la section sera 10 fois, 20 fois,... 100 fois aussi grande (et sera même multipliée par des nombres plus grands que le rapport de l'ancien nombre de spires au nouveau, comme on Ta vu dans l'exemple numérique de l'alinéa précédent.)

On peut même simplifier encore l'application de ce procédé, en enroulant lé fil fin de la grande bobine BB' sur une carcasse métallique qui sert elle-même de conducteur (composé d'une seule spire)

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