‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 108 sur 215 · CHAPITRE TROISliMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISliMB

lutions ; le travail mécanique engendré, pendant qu'ils sont ainsi traversés par le circuit, n'est donc développé, pour chacun d'eux, qu'une seule fois par tour. Il n'en est pas de même des canaux de force qui émanent de masses magnétiques extérieures à la surface décrite par le circuit mobile ; chacun d'eux, en effet, la traverse nécessairement deux fois, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, et il en résulte que le travail mécanique produit par le circuit mobile au moment où il coupe un de ces canaux de force, a lieu deux fois par tour et qu'il est affecté de signes contraires. Ce travail a d'ailleurs la même valeur absolue IdS (404) dans les deux passages successifs. Le travail mécanique produit dans un tour entier du circuit, sous l'influence des masses magnétiques extérieures , est donc nul.

Il y a toutefois une exception à cette règle ; il peut arriver en effet que les canaux de force émanés de masses extérieures pénètrent directement à l'intérieur de la surface sans la traverser. C'est ce qui a lieu dans le cas actuel^ car la surface engendrée par le circuit mobile, doit nécessairement présenter une ouverture pour laisser passer l'aimant dont un des pôles doit ôtre situé à l'extérieur.

Ainsi, dans la disposition représentée par la figure 212, la surface engendrée par le circuit mobile (qui est un arc de cercle plus petit qu'une demi-circonférence) est une sphère qui présente à la partie inférieure une ouverture circulaire dont le rayon est AC.

Cette ouverture laisse passer : 1° des canaux de force émanés de toutes les masses magnétiques intérieures et qui, n'étant pas coupés par le circuit mobile, ne donnent lieu à la production d'aucun travail ; 2o des canaux de force émanés des masses extérieures et qui ne coupent la sphère qu'à leur passage de l'intérieur à l'extérieur de cette sphère ; ils donnent lieu à la production d'un travail qui est de signe contraire à celui qui est dû à l'action des masses intérieures, puisque le magnétisme libre de la portion de l'aimant qui sort de la sphère, est de signe contraire à celui de la portion intérieure.

En désignant par 9» le flux total émis par la portion de l'aimant intérieure à la sphère ; par k la fraction de ce flux qui sort par l'ouverture circulaire, le flux coupé par le circuit mobile, pendant un

ÉLEGTRO-MAGNÉTISMB

tour, a pour valeur (1 — k)9, et le travail moteur développé pendant ce tour, a pour mesure (1 — k)9\. Mais, pour obtenir le travail disponible, il faut retrancher de là le travail négatif dû au flux de force /' qui, émané de la région de l'aimant extérieure au circuit, passe par Touverturc inférieure. Ce travail a pour expression /^I, de sorte qu'il reste, pour le travail disponible

415. — Réalisation expérimentale de la rotation d'un courant sous l'influence d'un aimant. — Les iigures 215 et 216 montrent comment on réalise expérimentalement la rotation d'un courant au moyen d'un aimant.

Fig. 215

Dans la figure 215, l'aimant AB est fixe ; le courant arrive par le godet mcrcuriel G et se divise entre les deux conducteurs mobiles GDC, GD'C, pour rejoindre le second contact mercuriel CC

Lorsque le courant passe, l'équipage mobile tourne autour du pivot d'acier à pointe très fine qui est supporté par le godet G et, comme il n'a à vaincre que des frottements extrêmement faibles, il semble que sa vitesse devrait s'accroître indéfiniment. Mais pour des motifs que nous verrons bientôt, il n'en est rien et sa vitesse tend vers une limite que nous apprendrons à calculer.

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