CHAPITRE PREMIER
extrémités d'un circuit ADPEGB dans lequel est intercalée une pile électrique P, douce de force électro- motrice, et un galvanomètre G, destiné à accuser Texistence d'un courant dans le circuit ADPEGB. Si le conducteur CC' n'était mis en communication avec aucune source d'électricité autre que la pile P, la portion AB de ce conducteur serait parcourue par un courant dû à la f, e, m, de cette pile et qui est représenté par les flèches ponctuées. Si au contraire le conducteur ce est mis en communication avec une source extérieure capable de déterminer dans la portion AB un courant représenté par les flèches en trait plein, et que ce courant soit de sens contraire à celui dû à la pile P, on ne voit pas immédiatement quel va être le sens du courant qui se produira réellement. Sans chercher à résoudre ce problème qui sera traité plus loin, nous nous bornerons ici à déterminer quelles sont les conditions à remplir pour que la pile P ne produise en réalité aucun courant, de façon que le courant qui existe dans la portion AB soit entièrement dû à la source qui alimente le conducteur C(r.
Lorsque ce résultat est atteint, l'intensité I du courant est donnée
par l'équation
, Vo-V»
Vo et Vi désignant la valeur du potentiel en B et en A et r la résistance de la portion AB. On tire de là
Vo-Vi = rl.
Telle est la valeur de la rf. d,p qui fait équilibre à la /*. e. 771. de la pile P, laquelle n'est parcourue par aucun courant bien que son circuit soit fermé métajliquement.
§ 4. - ANALOGIE ENTRE LES LOIS DU COURANT ÉLECTRIQUE ET CELLES DE L'HYDRO-DYNAMIQUE.
303. — Il y a entre les lois de l'écoulement des liquides dans les tuyaux et celles du courant électrique des analogies qu'il est utile de connaître ; mais il y a aussi dos différences qui ne permettent pas
d'admettre que le courant électrique soit assimilable à un courant liquide. Nous allons énoncer rapidement les unes et les autres.
Dans un circuit électrique composé d'un seul conducteur, l'intensité du courant est la même en tous les points du circuit ; de même dans un tuyau parcouru par un courant liquide, le débit (qui est l'équivalent de l'intensité du courant) est le même dans tous les points du tuyau et ceci est vrai même pour les fluides compressibles comme les gaz, car on dit que le débit est arrivé à son régime permanent lorsque la masse du fluide qui entre par l'une des extrémités du tuyau dans l'unité de temps est égale à la masse qui sort par l'autre extrémité. Toutefois dans le cas des fluides compressibles, l'analogie n'existe que lorsque le régime est permanent.
Le mouvement d'un liquide dans un tuyau donne lieu à une résistance proportionnelle à la longueur du tuyau et cette résistance a pour conséquence une diminution (ou perte de charge) correspondante de la pression initiale de l'eau. De même, le passage du courant dans un conducteur entraîne une diminution du potentiel initial proportionnelle à la longueur.
Le travail accompli pendant un trajet déterminé par un volume de liquide faisant partie du courant qui traverse un tuyau, a pour valeur le produit de ce volume par la diff'érence des pressions du liquide entre les deux extrémités du trajet. De même le travail accompli par une quantité d'électricité qui se propage d'un point à un autre d'un conducteur, a pour mesure le produit de cette quantité par la différence des potentiels des deux points.
Enfin la force électromotrice qui se révèle à nous par la production d'une différence de potentiel entre deux points différents d'un corps conducteur, bien qu'il ne soit pas le siège d'un courant, peut être facilement représentée lorsqu'il s'agit d'un liquide.
Supposons en effet une masse liquide remplissant complètement * un cylindre capable de tourner autour de son axe auquel sont soudées des cloisons longitudinales qui forcent le liquide à participer, sans glissement possible, au mouvement de rotation. Imprimons à ce cylindre une vitesse de rotation do tu tours par seconde. Désignons par m la masse de l'unité de volume du liquide et par r le rayon intérieur du