F = KY'V
c'est-à-dire que V effort est toujours proportionnel à la vitesse du trahi et au carré du rapport des vitesses linéaires du train et du cylindre.
486. — Amortissement des oscillations dans les appareils démesures. — Une autre application peut encore être faite de ces principes en vue d'amortir les oscillations de l'équipage mobile d un galvanomètre ou d'un électromètre et en général de toute espèce d appareil de mesure.
On en a un exemple frappant dans le galvanomètre Deprezd'Arsonval ; le cadre mobile en se déplaçant dans un champ magnétique intense engendre des courants d'induction qui s'opposent à son mouvement et le ramènent ainsi très rapidement au repos.
Dans certains électromètres, on a aussi employé cette disposition comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire (177-182).
Il est d'ailleurs essentiel de remarquer que cette force antagoniste s annulant en même temps que la vitesse, ne modifie en rien la position d'équilibre que prendrait l'équipage mobile si elle n'existait pas.
§ 4. — INDUCTION MUTUELLE PRODUITE PAR LE DÉPLACEMENT RELATIF DE DEUX CIRCUITS PARCOURUS PAR DES COURANTS.
487. — Calcul delà f. e.m. induite. — Considérons deux circuits A et A' (fig. 263) alimentés chacun par une source d'électricité P, P, à /. e. m. variable^ E, E', destinée à maintenir constantes les intensités I et 1' des courants dans chaque circuit. Cherchons la valeur de la /. e. m. d'induction créée dans les circuits A et A' pendant leur déplacement relatif.
Le circuit A' est traversé par un flux de force magnétique émané de A ; nous considérerons comme un axiome que le champ magné-
DBPftGZ, ^ECrn. INDUSTR. — T. I, FARC. 2. 19
INDUCTION ALECTRO-MAONÉTIQUE
tique ainsi créé, produit sur A' des effets indépendants de son origine ; c'est-à-dire qu'il agit comme s'il émanait d'un aimant permanent. Nous avons vu (456) que l'énergie dépensée par la source pendant le mouvement relatif de A' par rapport à A est, pendant le temps dty donnée par l'équation
ETd< = RT«fltt-hF.V.d/,
R' étant la résistance de A' ; V, la vitesse du mouvement relatif, en supposant que les deux circuits restent parallèles entre eux ; F, la force nécessaire pour produire ce mouvement relatif, mesurée suivant la direction de la vitesse relative.
Fig. 263
En appliquant la même équation au circuit A considéré comme animé d'un mouvement relatif par rapport au champ magnétique créé par le circuit A, on aura
R étant la résistance du circuit A.
D'un autre côté, la formule d'Ampère nous apprend que la force F est proportionnelle au produit des deux courants I et T ; on peut donc l'écrire
/ étant l'eflFort développé actuellement par l'action mutuelle des deux circuits et compté dans le sens de leur déplacement relatif, lorsque le courant est égal à l'unité dans chacun d'eux.
En remplaçant F par sa valeur dans les deux premières équations,
il vient :
et
d'où Ton tire