‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 15 sur 215 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

description de ce dispositif, très simple d'ailleurs, sortirait trop du cadre de cet ouvrage.

Nous terminerons ces considérations sur la comparaison entre les lois d'Ohm et d'autres phénomènes, en faisant remarquer que Ton pourrait parfaitement rendre compte de ces lois en disant que le courant électrique donne naissance à une /. e. m. inverse proportionnelle à l'intensité du courant par unité de section du conducteur (c'est ce qu'on appelle la densité du courant), proportionnelle à la longueur et qui toutes choses égales d'ailleurs, est variable avec la nature du conducteur. L'équation qui donne l'intensité lorsque le régime permanent est établi, exprimerait alors simplement que cet état permanent existe lorsque la /. e, m. qui sert à produire le courant est égale à la somme de' toutes les /. e, m, négatives engendrées par le passage du courant dans le conducteur. On supprimerait ainsi l'expression (< résistance» du vocabulaire électrique sans avoir besoin de la remplacer par aucune autre. Nous avons vu en effet (290) que la résistance d'un conducteur a pour expression

L'intensité du courant produit dans ce conducteur par une rf. d.p. t est d'autre part

R pi '

d'où

Cette dernière équation donne, lorsqu'on y fait / = i, — = 1 ;

On peut l'interpréter, ainsi que nous venons de le dire, en considérant la d, d.p. e comme faisant équilibre à la somme des /. e ,m. inverses développées dans le fil par le passage du courant et qui

seraient proportionnelles à — et à /. Cela ne changerait rien d'ailleurs aux équations dans lesquelles intervient la loi d'Ohm.

§ 5. - DIMENSIONS DE LA F. E. M., DE LA D. D. P. ET DE LA RÉSISTANCE DANS LE SYSTÈME D'UNITÉS C. G. S. ÉLECTRO- STATIQUES.

306. — Nous avons déjà fait connaître les dimensions de la d. d.p, dans le système électro-stati.que, c'est-à-dire l'expression analytique la plus simple possible et débarrassée de tout coefficient numérique qui représenterait une rf. d,p, en fonction des unités de longueur, L, de masse, M, et le temps, T. La f,e.m.^ étant représentée par la rf. d.p, à laquelle elle fait équilibre, a la môme expression analytique que cette dernière ; elle est par conséquent égale au quotient d'un travail mécanique par une quantité d'électricité. Or un travail mécanique a pour expression le produit d'une force F par une longueur L.

ML

Mais une force étant représentée par le symbole -y^ il en résulte

que le travail a pour expression — Tp- •

D'autre part, la loi de Coulomb qui est exprimée symboliquement par la relation

donne

ou

Le premier membre représente le quotient d'un travail mécanique FL par la quantité Q d'électricité qui a servi à le produire, c'est-à-dire le potentiel d'un corps. On a donc :

Potentiel (V) ou force électro-motrice exprimée en unités électrostatiques :

FL

FL

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