Energie développée dans les deux circuits
Multiplions chacune des équations fondamentales, respectivement par ïdt et Vdt, on aura
Eidt = RVdt 4- LUI -h MWr, m'dt = KT*dt + L'I'rfl' + Ml'rfl ; en intégrant, on a
CeW = fhl*dt + -i L(IÎ - IJ) + M fldV,
fEVdt =fm'*dt -^ Y L'(li' - li') -4- M J'm.
Pour simplifier et rendre plus claire la signification de ces deux équations, nous supposerons que
l, =0 et ro=o
et que le deuxième circuit ne contienne pas de /. e. m. Alors le prc-
674 INDUCTION ÉLBGTRO-MAONÉTIQUfi
mier membre, /Elrf/y représente Ténergie totale dépensée pendant
le temps i par la source d'électricité ; voyons maintenant la signification des trois termes du second membre ; le 1" terme
RVdt
représente la chaleur dégagée diaprés la loi de Joule ; le 2* terme
est indépendant du temps et représente ce qu'on appelle Ténergie intrinsèque du courant.
C'est un travail dont la forme nous est inconnue et qui est emmagasiné soit dans le conducteur, soit dans le milieu ambiant (Ether) ; nous allons voir en efifet qu'il est intégralement restitué au circuit
lorsqu'on ramène à zéro l'intensité du courant inducteur. En effet,
si le courant part de zéro pour revenir à zéro, le terme h L(IÎ — Io)>
devient nul, ce qui exige que pendant que le courant décroît de Ii jusqu'à 0, le travail représenté par ce. terme ait une valeur égale à
— -^ LIJ. Il y a là une analogie complète avec ce que nous avons
dit à l'occasion du travail emmagasiné lorsque deux circuits mobiles parcourus par des courants constants et situés d'abord à une très grande distance l'un de l'autre, se rapprochent jusqu'à une distance finie ; nous avons démontré alors que le travail emmagasiné dans le milieu qui environne les deux circuits, était précisément égal au
travail mécanique mesurable / FYdt développé pendant leur rapprochement.
Le 3* terme
M fldV
représente une forme de l'énergie que nous n'avons pas encore vu paraître.
Nous allons démontrer que, dans le cas actuel,
/ Wr = / \'dl ;