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CHAPITRE DEUXIÈME

lorsque le courant inducteur passe d'une permanente Iq à une seconde valeur permanente Ii. En effet, cherchons à déterminer la forme de la courbe qui représente V en fonction de I, en supposant que le courant inducteur parte de 0, pour atteindre une valeur constante I, ; le courant induit ï part alors de .0, passe par un maximum et redevient nul lorsque Ii reste constant.

On obtient ainsi la courbe représentée approximativement par la figure 266 ; nous disons approximativement parce que, comme nous le verrons, le courant inducteur n'atteint théoriquement sa valeur permanente qu'au bout d^un temps infini ; il en est de même du courant induit ; mais, au contraire, en pratique on peut considérer ces deux courants comme différant extrêmement peu de leur valeur

Fig. 266

limite au bout d'un temps très court ■; il y a là une analogie complète avec la décharge d'un condensateur en fonction du temps (308)-

/ IdV représente la surface OATNCO diminuée de la surface DATMO, c'est-à-dire là surface OMTNGO; d'un autre côté, l'intégrale / Trfl est aussi égale à la surface OMTNGO ; où a donc

fw =/l'dI.

On en conclut qu'il y a eu transmission d'énergie, sans perte^ du circuit inducteur au circuit induit" à travers l'espace, ce qui est un argument considérable de plus en faveur de Téxistence d'un milieu ambiant intermédiaire capable de transmettre intégralement cette énergie.

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§ 2. -- ÉNERGIE INTRINSËaUE DES COURANTS.

500. — Énergie intrinsèque d'un courant fermé. — Nous avons déjà parlé de lanalogie qui existe entre les feuillets magnétiques et les circuits fermés parcourus par des courants (416 à 420) ; nous allons Tutiliser en recherchant Ténergie intrinsèque d'un courant.

Nous avons vu (238) que l'énergie intrinsèque d'un feuillet magnétique d^épaisseur X, est le travail mécanique nécessaire pour écarter les deux faces du feuillet depuis le contact jusqu'à la distance X ; si on désigne par G la capacité magnétique du feuillet (239), par V son potentiel magnétique, on aura pour l'expression de ce travail

W = -^ CV, ou encore

a 4itX X

Mais, si on remplace le feuillet magnétique par un circuit parcouru

dy T^M"

Fig. 267

par un courant I, dont le conducteur aurait pour section un rectangle de base ûte et de hauteur dy (fig. 267); on aura

4> = I =r i.dx^dy

i étant la densité du courant.

Posons

d'après l'^uation; qui donne 1, on a . : > '.'...

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