CHAPITRE PREMIER 39o
faire décroître le rayon de la sphère pour que le potentiel V produise dans le conducteur un courant égal à I.
L'idée de cette représentation physique du coefficient algébrique auquel on a donné le nom de résistance, est due à William Thomson. Mais il ne faudrait nullement croire qu'elle nous donne aucune notion nouvelle sur la nature intime de la résistance d'un conducteur ; car nous verrons, en traitant deTInduction, que l'on peut également représenter physiquement une résistance par une vitesse, tandis qu'ici elle est représentée par Tinverse d'une vitesse.
308. — Durée de la décharge d'un condensateur dont les armatures sont réunies par un conducteur de résistance connue. — Nous pouvons maintenant, grâce à la connaissance des lois d'Ohm, résoudre un problème intéressant auquel nous amène naturellement la question traitée dans le numéro précédent. Si on réunit les deux armatures d'un condensateur de capacité invariable C par un conducteur de résistance R, la décharge ne peut pas être instantanée parce que cela exigerait que le courant -^ eût une intensité
infinie ce qui aurait pour conséquence , en vertu de la relation 1 = ô* '
une valeur également infinie de la rf. d,p. V de ses deux armatures. L'équation fondamentale Q = CV étant différentiée- par rapport à Q et à V donne
rfQ = CdV, ou en divisant par dt
dQ dv dt " dt '
Mais —y^ est précisément Texpression de l'intensité du courant à
chaque instant, on a donc
Mais la loi d'Ohm donne
di
Donc
V CdV
d'Où
d'où, en intégrant