‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 19 sur 215 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le logarithme népérien de étant égal à 6,908 il vient

t = 6,908 CR.

Mais pour appliquer cette formule il faut exprimer C et R en unités électro-statiques. Or nous avons vu que l'unité usuelle de capacité, le microfarad, vaut 900000 unités électro-statiques et que Tunité de résistance

usuelle, rOhm vaut (291) d'unité électro-statique, donc,

yuu uuu uuu uuu

si Ton exprime C et R en unités usuelles, on aura

^ = 6,908x900000Xôôôôôô^C»'

ou enfin

Si on prend par exemple C = 1 microfarad, R = 1 Ohm, on trouvera pour t une valeur plus petite que de seconde.

Ce résultat montre que nous avions raison de dire que pratiquement parlant, la décharge d'un condensateur peut être considérée comme instantanée. Toutefois il convient de dire dès à présent, que la formule à laquelle nous sommes arrivés n'est exacte qu'à la condition expresse que le circuit ne contienne pas de portions enroulées sur elles-mêmes ou en zig-zag ; il doit être réduit à deux fils rectilignes aussi éloignés que possible l'un de l'autre ou, mieux encore, à une circonférence unique ayant une solution de continuité qui correspond à la place occupée par le condensateur. Enfin le diamètre du conducteur doit également être très faible.

Nous verrons en traitant de l'induction la raison d'être de ces restrictions.

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