‹ Traite d'électricité industrielle thèorique as pratiqueChapitre 2 sur 215 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Vo — Vi ; à la section s du conducteur; iaversement proportionnelle à sa longueur / et enfin variable avec la substance du conducteur. Elle peut donc t^lre représentée par une expression de la forme

dans laquelle k est un coefficient qui dépend de la nature du conducteur.

Si, pendant que les deux corps sont réunis par le conducteur, on pouvait, par un procédé quelconque, maintenir constante la valeur de leurs potentiels, cette relation nous montre que les quantités d'électricité perdues par le premier et gagnées par le second seraient égales pendant des temps successifs égaux, de sorte que la quantité totale ç d'électricité ainsi déplacée au bout d'un temps t, aurait pour valeur

î = ^(v;-vo/

JL = ^(Vo-vo.

Le quotient y- a reçu le nom A' Intensité du courant électrique.

On voit que c'est la quantité d'électricité qui passe de A en B pendant Tunité de temps lorsque la différence de potentiel V^ — V, est maintenue invariable.

C'est le physicien Allemand Ohm qui a formulé le premier les lois représentées par la formule ci-dessus. Il les avait trouvées par le calcul en assimilant les quantités d'électricité à des quantités de chaleur, les différences de potentiel (qu'il appelait différence de tension) à des différences de température.

Il appliquait d'ailleurs à la propagation de l'électricité, les équations que le géomètre Français Fourier avait établies pour représenter la propagation de la chaleur dans une barre métallique dont les extrémités sont maintenues à des températures différentes mais constantes; la barre étant supposée entourée d'une enveloppe imperméable à la chaleur.

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288. — Etat permaQant. — Etat véritable. — L'intensité du courant n'est représentée par la formule simple que nous venons de donner que lorsque la communication entre les corps A et B supposés maintenus aux potentiels Vo et Vj est déjà établie depuis un certain temps. On dit alors que le courant a atteint son état permanent. Mais entre Tinstant où la communication est établie et celui où Tétat permanent est atteint, la valeur du courant électrique obtenue en divisant la quantité infiniment petite d'électricité dq cédée par A et reçue par B, par le temps infiniment petit dt pendant lequel cet échange a lieu, passe par toutes les valeurs comprises entre zéro et sa valeur permanente. Elle peut môme être oscillante comme nous le verrons plus tard. On dit alors que le courant est dans la phase A'état variable.

L'étude de cette seconde phase est très importante, mais elle est très compliquée et doit, pour être faite avec fruit, être précédée de l'étude des lois beaucoup plus simples de Tétat permanent ainsi que de celles de Tlnduction électro-magnétique. L'ensemble des lois qui régissent ces deux états du courant électrique a reçu le nom d'Electro-cinétique.

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