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CHAPITRE PREMIER

tielles et les filets de courants qui la sillonnent forment un second réseau de courbes qui coupent les premières à angle droit. En un mot, les lignes de courant sont les trajectoires orthogonales des lignes équipotentielles et réciproquement.

Kirchhoff a déterminé par le calcul la forme des courbes équipotentielles lorsque la plaque métallique est un cercle et que les deux conducteurs A et B sont situés sur le périmètre de ce cercle. 11 a trouvé que ces courbes sont des circonférences ; il en est de même des courbes qui représentent les courants élémentaires qui sillonnent la plaque. L'expérience a confirmé les résultats du calcul d'une manière très satisfaisante.

Le procédé employé pour déterminer expérimentalement les points appartenant à une môme courbe équipotentielle est des plus simples.

On place en un point d de la plaque Tune des extrémités du lil d'un galvanomètre très sensible et on promène l'autre extrémité sur la plaque jusqu'à ce que Tinstrument accuse un courant nul. 11 est alors évident que les deux extrémités du fil du galvanomètre sont au môme potentiel. On peut ainsi trouver très rapidemeni autant de points que Ton veut appartenant à la môme courbe équipotentielle.

Pour déterminer les points d'une seconde courbe correspondant à un potentiel Va différant du premier, Kirchhoff a introduit dans le circuit du galvanomètre une petite pile thermo-électrique de /. e. ?7i, connue et d'ailleurs très faible. En plaçant ensuite l'une des extrémités du circuit galvanométrique sur un point quelconque de la courbe équipotentielle correspondant à V, et en explorant ensuite la plaque avec Tautre extrémité, le galvanomètre indiquera un courant nul lorsque cette seconde extrémité touchera un point de la plaque dont le potentiel V2 diffère du premier potentiel V, d'une quantité Vi — V2 précisément égale à la f.c.m. du couple thermoélectrique.

Les conducteurs à trois dimensions ont pu ôtre aussi, dans un certain nombre de cas, l'objet d'expériences qui ont confirmé les prévisions de la théorie. Mais ces expériences ne sont possibles

qu'avec des liquides parce qu'il faut amener les sondes exploratrices, attachées aux extrémités du circuit galvanométrique, dans l'intérieur môme du solide conducteur. En outre, les équations différentielles qui permettent de trouver la forme des surfaces équipotcntielles (normalement auxquelles se propagent les courants élémentaires) ne peuvent être intégrées que dans un très petit nombre de cas.

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