APPLICATIONS DE LA LOI DE JOULE
328. — Emploi du courant électrique pour évaluer numériquement toutes les formes de l'énergie. — Le courant électrique, pouvant produire des travaux très différents, offre un moyen facile d'établir une équivalence entre ces travaux. Voici la disposition qu'on peut adopter pour cela. Supposons qu'on veuille déterminer l'équivalent mécanique de la chaleur.
Un moteur électrique M (fig. 167) est placé dans un calorimètre CC' percé d'ouvertures pour laisser passer son axe de rotation muni d'une poulie P sur laquelle on place un frein dynamométrique destiné à la mesure du travail produit. Le courant qui l'anime traverse un conducteur A'B' dans lequel on intercale un rhéostat R' et uii
DBPBEZ, ÉLBCTR. INDUSTB. — T. I., FASC. 2. 5
galvanomètre ou rhéomètrc destiné à faire connaître l'intensité du courant.
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yA
Flg. 167
A côté du calorimètre OC est placé un second calorimètre CG dans lequel se trouve simplement un rhéostat R et un rhéomètre G identique à G' ; ces deux appareils sont intercalés dans le conducteur AB.
Les deux conducteurs AB, A'B' sont reliés au» circuit général qui leur amène le courant, par des barres métalliques AA', BB' que Ton peut considérer comme dénuées de résistance et par suite comme étant au môme potentiel dans toute leur étendue. Le régime du moteur électrique étant établi (et il dépend de la charge du frein dynamométrique qui agit sur la poulie P ainsi que de l'intensité du courant A'B'), on agit sur Tun des rhéostats R ou R' jusqu'à ce que l'intensité du courant soit rigoureusement la même dans les deux conducteurs AB, A'B'; il n'est même pas besoin de la connaître en valeur absolue.
Les calorimètres CC, C'C doivent être des appareils à écoulement continu et à température constante, dans lesquels la quantité de chaleur fournie à l'eau est mesurée par le produit du poids d'eau qui traverse l'appareil dans lunité de temps, multiplié par la différence des températures stationnaires de Teau à l'entrée et à la sortie du calorimètre.
Désignons par Vo et V, les potentiels des barres AA' et BB', et par 1 Tintensité des courants égaux qui traversent les deux calorimètres.