CHAPITRE QUATRIÈME
mination du rapport des différences de potentiel de plusieurs sources.
168. Méthode hétérostatique. — Première méthode. — Soit P une source d'électricité dont les deux pôles présentent une différence de potentiel Vi — V^, et F une seconde source pour laquelle cette différence de potentiel est représentée par V (fig. 76).
On met l'un des pôles de P en communication avec la paire de quadrants en diagonale Qi, l'autre pôle avec la seconde paire de quadrants Q2.
Fig. 76
Puis,' au moyen d'un commutateur inverseur Bé, on réunit l'aiguille A à l'un des pôles de la seconde source, le second pôle étant mis à la terre par le levier Drf.
La déviation 61 de l'aiguille est donnée alors par la formule (167) :
Au moyen des inverseurs Bé, Drf, on intervertit l'ordre des communications de la seconde source P' avec l'aiguille et la terre, c'està-dire qu'on met l'aiguille au potentiel — V et le pôle positif de F au potentiel zéro, et on fait une seconde lecture qui donne
En retranchant e, de e„ on trouve
D'après ce que nous avons dit du couple électrique antagoniste ou directeur, cette équation sera d'autant plus près de l'exactitude ri-
goureuse que Vi — Vj est plus petit, puisque le couple est proportionnel au carré de (Vi — Vj).
Mais comme Oj — O2 est proportionnel au produit (Vi — Vi)V, on voit que pour conserver à 61 — ôj la même valeur, il faut diminuer (Vi — Vs) et augmenter V, c'est-à-dire que Ton a intérêt à mettre en communication avec laiguille, celle des deux sources dont le potentiel est le plus élevé.
Pour utiliser la formule que nous venons d'établir^ il faut con-
naître la valeur du coefficient -y-^ ce qui exige que Tinstrument
ait été gradué.
Mais on peut éviter cette graduation si on désire seulement trouver le rapport du potentiel V à un autre potentiel V^ pris pour étalon. Il suffira en effet de recommencer avec la source au potentiel Vo les opérations que nous venons de décrire ; en désignant par e^ la différence des deux lectures successives obtenues dans cette seconde expérience, on aura
et en posant 61 — 6, = e et divisant membre à membre, on a
En suivant cette méthode et en conservant (Vi — Va) constant, on élimine Tinfluence du couple électrique directeur, parce que sa valeur kÇ^i — VO^e (165), peut alors s'écrire k'^y et modifie simplement d'une façon constante le coefficient de torsion élastique kx du fil de suspension.
Seconde méthode, — Voici une autre méthode qui réduit à deux le nombre des lectures à faire tout en éliminant également l'influence du couple électrique directeur.
L'aiguille A est reliée d'une part à la terre par le conducteur ABCT, d'autre part à Tun des pôles E d'une source d'électricité EF, par le conducteur CDE (fig. 77).
La première paire de quadrants QQ est reliée à la source ML dont