CHAPITRE PREMIER
Nous désignerons cette fois la distance ab par le symbole dn pour indiquer que ce chemin est.dirigd suivant la normale commune aux
deux surfaces équipotentielles supposées très voisines. Le travail aura pour valeur :
doù
de = F„rfw, rfb
dn
Telle est l'expression de la force résultante agissant sur m et qui est perpendiculaire en chaque point à la surface équipotentielle passant par ce point. Elle varie avec la grandeur de dn, mais le
rapport -j- tend en général vers une limite parfaitement déterminée
lorsque dn tend vers zéro.
30. — Remarque. — Il est essentiel de remarquer que tout ce que nous venons de dire du potentiel gravifique, s'appliquerait également si les molécules matérielles étaient douées de la propriété do
Fig. 8
Fig. 9
se repousser et môme dans le cas où certaines des masses MiMî... agiraient par attraction sur la masse m tandis que d'autres la repousseraient comme cela se produit dans les corps éleetrisés. Ce second
cas présente des particularités intéressantes que nous allons faire ressortir par un exemple simple.
La figure 8 représente deux masses M1M2 égales entre elles et agissant par attraction sur la masse m que Ton suppose située sur la perpendiculaire MP élevée au milieu de MiMs. En construisant le parallélogramme des forces, la condition de symétrie de la figure exige que la résultante soit dirigée suivant mP.
Considérons maintenant le cas de la figure 9 où la force produite par la masse Mi devient répulsive tout en conservant la même valeur numérique. Si nous construisons comme précédemment la résultante des deux forces, pour les mêmes raisons de symétrie que dans le cas précédent, cette résultante sera parallèle à la droite MiM,.
D'après ce que nous avons dit dans le paragraphe précédent, la surface équipotentielle qui passe par le point m, est, dans le premier cas normale à la direction mP et dans le second cas dirigée suivant cette direction.
Nous allons montrer que la gravitation elle-même^ peut donner lieu à des forces qui en apparence sont répulsives. Ainsi un corps plongé dans un liquide pesant, éprouve de la part de ce liquide une poussée verticale dirigée en sens contraire de la pesanteur et égale au poids du volume de liquide déplacé par le corps. De sorte que si le corps plongé dans le liquide a une densité moindre que ce dernier, il prendra un mouvement inverse de celui que la pesanteur imprime au corps soumis à son action; en d'autres termes, il semblera éprouver une action répulsive de la part du globe terrestre.