PROPRIÉTÉS DES FEUILLETS MAGNÉTIQUES
233. — Définition. — Dans tous les calculs précédents, relatifs au moment magnétique, nous avons implicitement admis Texistence de
pôles OU de zones polaires assez étroites pour que, à une certaine distance de Taimant, on puisse sans erreur sensible les considérer comme se réduisant à des points. Mais il y a certains problèmes dans lesquels cette hypothèse ne saurait être admise, et on» a été ainsi conduit à Tétude des propriétés de ce qu'on appelle un Feuillet magnétique.
Fig. 127
Soit un barreau ab très petit, de forme parallélép.ipédique et dont les pôles coïncident avec les extrémité^. En plaçant à côtelés uns des autres un certain nombre de barreaux semblables (fig. 127), nous aurons constitué un feuillet magnétique dont les deux faces polaires contiennent des quantités de magnétisme égales, de signe contraire, et proportionnelles au nombre des barreaux, c'est-à-dire à la surface, du feuillet. Si on désigne par 3 (symbole déjà employé pour représenter rintensité d aimantation) la quantité de magnétisme existant par unité de surface ^*^ en un point a de la face supérieure AA' du feuillet (fig. 128), le point b situé sur la face inférieure BB', à rintersection de la perpendiculaire commune aux deux faces, con-
tiendra une quantité de magnétisme égale à — 3 par unité de surface, et le produit XD de la densité magnétique superficielte 3 par la
(1) Voir N» 231 la démonstration de Fégalité de 3 et de la densité magnétique.