LOIS DE COULOMB
45, — Soit A une sphère électrisée, B une sphère identique non électrisée (fig. 19) ; si nous mettons en contact la sphère B avec la sphère A, ces deux sphères vont prendre le même état électrique, comme on le constate avec la balance de Coulomb en mesurant successivement pourchacune d'elles Teffort mécanique qu'elle développe sur
Fig. 19
un petit corps électrisé. Cet effort m'écanique est précisément la moitié de ce qu'il était avant le partage de l'électricité entre les deux sphères. Il résulte de là que bien que nous ne sachions pas ce que c'est qu'une quantité d'électricité, nous pouvons diviser une quantité donnée d'électricité en deux parties égales et en généralisant le procédé, il est facile de partager une quantité d'électricité en un nombre quelconque de parties égales. C'est par un procédé de ce genre que Coulomb a pu étudier des efforts mécaniques développés entre des sphères chargées de quantités d'électricité proportionnelles à des nombres donnés. La mesure de ces efforts mécaniques extrêmement petits, se faisait au moyen de l'instrument qu'il a inventé tout exprès dans ce but et auquel on a donné le nom de balance de torsion de Coulomb. Nous la décrirons dans le chapitre consacré aux instruments de mesure.
46. — Lois de Coulomb. — En étudiant les actions mécaniques mutuelles développées entre deux sphères électrisées dont les centres sont à une distance d, et qui sont chargées de quantités d'électricité respectivement proportionnelles aux nombres q et q\ Coulomb a