CHAPITRE DEUXIÈME
Si nous voulions appliquer ces résultats au cas où, au lieu de masses matérielles il s'agit de masses électriques, il suffira pour
interpréter la signification des coefficients, f et — -> de se rappeler la définition de Tunité de quantité ou unité de niasse électrique (46). On verra qu'il faut faire /=! et remplacer — par la quantité
d'électricité répartie sur un centimètre carré, ou densité électrique o.
La formule deviendra :
p = 2ir8%
p étant la pression par centimètre carré.
Si on connaît la charge totale q d'électricité répartie sur une
sphère de rayon R, la densité S sera donnée par l'équation :
et la pression p sera donnée par :
SttR^
53. — Exemple numérique. — Soit une sphère de 10 centimètres de rayon contenant une charge totale de 10 000 unités ; la densité 8 aura pour valeur :
4îr X 100
La pression électrique par centimètre carré aura également pour valeur :
p = =. = 400 dynes.
. STcXiO'
11 est essentiel de remarquer que, en passant du problème dans lequel nous supposions des masses matérielles soumises à Faction de la Pesanteur au problème actuel où il s'agit de masses électriques de mêmes signes, les forces attractives deviennent des forces répulsives et par conséquent, la surface sphérique métallique sur laquelle est distribuée la charge électrique, est soumise à des tensions élastiques produites par les répulsions électriques et qui sont dirigées de Tintérieur à l'extérieur, absolument comme si cette sphère était remplie d'un gaz ayant une tension électrique de 400 dynes par centimètre carré {•^:;7ri\ d'atmosphère] .
Un liquide pesant réparti sur la surface de la même sphère supposée immatérielle, produirait une tendance à l'écrasement.