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CHAPITRE TROISIÈME

2° Comme instruments servant à emmagasiner l'énergie .

On compend que le mode de construction ne soit pas le même dans les deux cas ; parce que, s'ils doivent servir comme appareils de mesure, tout doit être sacrifié à la précision des résultats qu'ils servent à obtenir. Si au contraire on les emploie pour conserver une certaine quantité d'énergie qu'ils doivent restituer quand on en a besoin, il importe peu que leur capacité soit rigoureusement déterminée, mais il est très utile qu'elle soit la plus grande possible sous un volume donné et qu'on puisse, comme nous allons le voir bientôt, employer des potentiels très élevés, sans causer de détériorations.

99. — Les condensateurs-étalons à lame d'air ne peuvent, à cause de leur faible capacité, être employés que lorsqu'on dispose de potentiels élevés, mais cependant, si la distance des deux armatures était réduite à 1 millimètre il ne faudrait pas les employer pour des potentiels supérieurs à i 000s volts à cause des étincelles qui jailliraient alors entre les deux armatures.

Ils sont les seuls qui permettent de réaliser en se servant uniquement de données géométriques, une capacité représentée par un nombre fixé à l'avance et enfin ils se prêtent avec une grande facilité à la construction d'une capacité de grandeur variable par degrés aussi petits qu'on veut. Mais les condensateurs à diélectrique liquide présentent également cette propriété en même temps qu'ils opposent une résistance beaucoup plus grande au passage des étincelles. * La figure ci-contre montre comment on peut réaliser un condensateur à lame gazeuse ou liquide à capacité variable.

Fig. 37

L'armature plane AA' (fig. 37) est complètement enveloppée par la seconde armature BB' de façon à constituer un condensateur conforme aux définitions données au commencement de ce paragraphe ;

sa capacité est évidemment double de celle d'un condensateur plan réduit à deux lames identiques et a pour valeur

Mais la surface active du plan AA' est un rectangle qui a pour

base /, la longueur de AA' comptée perpendiculairement au plan

de la figure et pour hauteur la distance AB' que nous supposerons

variable et que nous désignerons par x.

On a donc

quantité proportionnelle à x. Si on se reporte à ce que nous avons dit en parlant du condensateur absolu formé de deux plans, on reconnaîtra facilement que cette équation n'est qu'approximative et que C n'est pas exactement proportionnel à x\ mais cela n'a aucune importance, cet appareil étant gradué par comparaison avec des condensateurs étalonnés qui font connaître sa capacité pour différentes valeurs de x et les valeurs intermédiaires étant calculées par interpolation.

L'emploi d'un liquide, dans lequel baigne la lame AA', aurait pour avantage d'augmenter dans une forte proportion la capacité de l'instrument, comme on peut s'en assurer en consultant le tableau des pouvoirs inducteurs des différentes substances.

On peut aussi obtenir un condensateur à capacité variable en augmentant ou en diminuant la distance 8 des deux armatures plongées dans un gaz ou dans un liquide. Mais alors les petite« valeurs de 8 correspondant à de grandes valeurs de C, l'instrument devient d'un maniement difficile lorsque sa capacité est notable, parce que des variations de 8 très petites en valeur absolue^ entraînent des variations très notables de C dans l'expression de laquelle 8 figure au dénominateur.

100. — Voici une liste des applications dans lesquelles on emploie les condensateurs pour les expériences de mesure, elle montre bien l'importance du rôle joué en électricité par ces appareils.

(a) Mesure d'une différence de potentiel indépendante du temps.

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