‹ Traite d'électricité industrielle thèorique et pratiqueChapitre 61 sur 209 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

{b) Mesure de la valeur instantanée d'une diflférence de potentiel variable, môme quand cette variation est très rapide.

(c) Fractionnement d'une différence de potentiel dans un rapport donné.

(rf) Maintien d'une différence de potentiel entre deux corps à une valeur constante malgré des déperditions, le condensateur faisant fonction de réservoir.

(e) Mesure des coefficients de self-induction. ^

(/) Mesure des résistances très grandes.

(g) Changement des valeurs des deux facteurs V et Q d'une quantité d'énergie constante en deux autres valeurs ayant le même produit.

Dans les applications industrielles nous citerons :

(a) Application aux câbles sous-marins pour atténuer les effets nuisibles dé la self-induction.

(b) Application aux machines dynamo à courants alternatifs dans le même but.

(c) Transformation des deux facteurs d'une certaine quantité de travail électrique en deux autres facteurs de même produit.

(d) Transmission de la force au moyen de condensateurs de capacité variable.

Plusieurs de ces applications ne pourront être traitées que plus tard, en même temps que le sujet auquel elles se rattachent. Nous nous bornefons quant à présent à étudier les propriétés générales de ce genre d'appareils, le parti que l'on peut tirer de leur mode de groupement, etc..

Nous traiterons aussi à titre d'exemple intéressant, des applications que Ton peut faire des équations générales, le problème énoncé sous la rubrique {d) dans la liste des applications industrielles parce que nous en avons donné la solution pour la première fois dans nos leçons du Collège de France et qu'elle est restée jusqu'à présent à l'état de conception théorique.

101. Condensateurs employés comme instrument? de mesures. — Les condensateurs employés comme instruments de mesures sont composés de feuilles de papier paraffiné ou de mica re-

couvertes de feuilles d'étain collées à la gomme-laque et fortement comprimées. La, figure 38 dans laquelle les lames métalliques sont représentées par des traits de force tandis que les lames isolantes le sont par des parties hachées montre bien la disposition adoptée. On

Fig. 38

voit que toutes les lames métalliques d'ordre impair sont réunies par un conducteur commun AA' et qu'il en est de même pour les lames d'ordre pair réunies entre elles par un conducteur BB' situé du côté opposé.

Chaque lame métallique ou armature étant comprise entre deux autres, à Texception des deux armatures extrêmes, on voit que la capacité des lames paires est double de celle d'un plan qui ne forme condensateur que sur une seule de ses faces. Il résulte de là, en appelant N le nombre des lames paires et s la surface de Tune d'elles comptée sur ujie seule face, que la surface totale utile du condensateur est égale à 2Ns et que sa capacité tirée de la formule établie au n° 82 a pour valeur

k étant le pouvoir inducteur spécifique de la substance des lames isolantes.

D'autre part, en appelant X l'épaisseur d'une des armatures métalliques, il est facile de voir que Tépaisseur totale de l'appareil a

pour valeur

NX-h(N-h l)X-h2N8 = 2N(X-h8)-+-X

ou en négligeant l'épaisseur X d'une seule armature

Si on suppose pour simplifier, que l'épaisseur 8 de la lame isolante soit égale à X, condition qui diffère peu de la réalité dans les

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