‹ Traite d'électricité industrielle thèorique et pratiqueChapitre 62 sur 209 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

condensateurs à feuilles d'étain séparées par du papier paraffiné, et que Ton désigne par h l'épaisseur totale de l'appareil on aura

h = 4N8, d'où N = 4

khi «* '' = ^^'

équation qui montre que la capacité est proportionnelle au volume hs de l'appareil et en raison inverse du carré de l'épaisseur S des lames isolantes.

Il y a donc un grand intérêt à prendre 8 et X que nous avons supposé égaux, aussi petits que possible. Mais il faut toutefois tenir compte de l'usage auquel le condensateur est destiné, car si on le soumettait à des potentiels élevés et que l fût très petit, une étincelle pourrait éclater à travers l'une des lames isolantes, la perforer et mettre l'appareil hors de service.

102. Condensateur de M. Bouty. — L'emploi des feuilles d'étain séparées par du papier paraffiné présente deux inconvénients. 1° L'irrégularité d'épaisseur de la couche conductrice, parce que la feuille ^^étain, bien que d'épaisiseur constante, s'applique inégalement sur le papier paraffiné et peut donner lieu à des surépaisseurs dues à des bulles d'air très difficiles à chasser complètement. Ces bulles d'air augmentent la valeur de B et diminuent la capacité. 2^ Le papier paraffiné a, comme nous l'avons dit, un pouvoir inducteur spécifique variable avec la durée de l'électrisation.

Ces inconvénients n'existent pas dans le condensateur à lame

de mica argenté de M. Bouty. Le papier paraffiné y est remplacé par

des lames de mica dont la régularité ne laisse rien à désirer et

dont l'épaisseur "peut facilement descendre à -^ de millimètre ;

la feuille d'étain y est remplacée par une couche d'argent déposée

par Télectrolyse, qui est absolument adhérente au mica et dont

l'épaisseur n'atteint pas jttç. de millimètre.

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