CHAPITRE TKOISIÈMIf
Iricité positive sont mises en communication avec le pôle positif d'une pile quelconque, telle qu'une pile Leclanché, composée d'un grand nombre de couples de petit modèle. La quantité d'électricité que peut produire dans l'unité de temps une pile, même de très petite dimension, étant immense par rapport à celle que peut emmagasiner un condensateur de très grande surface, la charge à lieu dans un temps très court. Si alors on tourne le commutateur de manière à rompre la communication avec la pile et à produire le groupement des condensateurs en tension, la différence de potentiel des armatures extrêmes devient égale à celle de la pile multipliée par le nombre des condensateurs. Si, par exemple, la pile est composée do 50 couples Leclanché et s'il a 50 condensateurs, la différence de potentiel des armatures extrêmes atteindra 3700 volts environ.
•Los figures 54 et 55 montrent la disposition du commutateur qui permet d'obtenir instantanément l'un des deux modes de groupement. Les pièces numérotées 1, 2, 3, 4, 5, 6, représentent des frotteurs aboutissant, les uns aux armatures positives, les autres aux armatures négatives des condensateurs supposés au nombre de 6.
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Fig. 51
Dans la position correspondante à la figure 54, tous les frotteurs positifs sont réunis par la barre métallique aa! et tous les frotteurs négatifs par la barre bb', ces deux barres étant incrustées dans un cylindre en ébonite qui peut recevoir un mouvement de rotation. En outre ces mêmes barres appuient contre deux pièces métalliques non représentées et qui communiquent avec les p(Mes de la pile. C'est le groupement en surface.
Dans lafigure551es deux barres entraînées par la rotation du cylin-
dre ne communiquent plus avec aucune pièce; elles sont remplacées par des pièces métalliques également inscrustées dans le cylindre d'ébonite et disposées, comme la figure le montre clairement, de manière à grouper tous les condensateurs en tension, toute communication étant supprimée avec la pile. L'armature — i et larmature -h 6 présentent alors une différence de potentiel 6 fois aussi grande que celle des armatures d'un seul condensateur, et si les pièces 1 et 6 sont en communication permanente avec deux conducteurs terminés par de petites sphères situées à une distance convenable, les condensateurs se déchargent en produisant une étincelle.Voici quelquesuns des résultats obtenus par M. Planté.
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Fig. 55
La pile employée pour charger les condensateurs groupés on surface, était une pile secondaire de Planté, de huits cents couples, donnant par conséquent aux bornes une différence de potentiel peu différente de 1 750 volts. Cette pile servant à charger une machine rhéostatique a donné des étincelles de 18 millimètres avec 10 condensateurs ; de 45 millimètres avec 30 condensateurs et de 120 millimètres avec 80 condensateurs. La longueur des étincelles était donc proportionnelle à la différence de potentiel. Il est intéressant de remarquer qu'avec 80 condensateurs, la différence de potentiel devait atteindre 1750 X 80 = 140000 volts ou 470 unités électrostatiques. Mais c'est là un chiffre maximum probablement supérieur à la valeur réelle.
La machine rhéostatique (fig. 56) a servi également à M. Planté, pour déterminer approximativement la quantité de zinc qui doit être dissous dans une pile pour charger un condensateur d'une surface
déterminée, et en obtenir ensuite des étincelles après le changement de groupement, mais le manque de données numériques indispensables ne permet d'en tirer aucune conclusion utile.
139. — Machines électro-statiques. — Bien que les machines électro-statiques ne soient employées à aucun usage industriel, elles constituent une application trop immédiate des principes qui précèdent et elles ont joué un rôle trop important dans l'histoire de l'électricité, pour que nous n'en parlions pas. Nous choisirons, parmi les types très nombreux basés sur Tinduction électro-statique, la machine imaginée par M. Varley et employée par William Thomson, sous le nom de replenisher, dans son électromètre absolu et dans le cracheur d'encre de son syphon-recorder.
Cette machine, réduite à des dimensions si exiguës, qu elle est enfermée dans un cylindre d'ébonite que Ton tient dans la main fermée, est encore assez puissante pour produire des étincelles d'environ 2 millimètres de longueur, capables d'allumer un bec de gaz.
Fi g. 57
Elle est basée sur les principes suivants : supposons placés en face l'un de l'autre deux cylindres creux A et B (fig. 57) en ébonite, recouverts d'une feuille d'étain et chargés d'avance d'une quantité d'électricité égale à -h 1 pour A, et à — 1 pour B. Introduisons dans A un cylindre C également en ébonite recouverte d'étain, de dimensions un peu plus petites que A de manière à ne le toucher en aucun point. Lorsqu'il est complètement entré dans A, mettons C en communication avec la terre, il va immédiatement se charger d'une quantité d'électricité égale à— 1. Transportons-le alors rapidement dans l'intérieur de B et mettons-le en communication avec B. Etant complètement enveloppé par B, C lui cédera toute sa charge — t , de