‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 129 sur 168 · M. Le Roux a cherché à expliquer par des phénomènes · texte numérisé non relu

M. Le Roux a cherché à expliquer par des phénomènes

») PkiL tram. (1856), p. 049. ^Annales de Chimie et. de ?h\j%ique, 3« scVie, JV, p. i05.

•) Annaleê de Chimie et de Phy tique, 4« série, t. X, p. 2(M.

Les deux branches verticales (lig. 275) contiennent à leur partie inférieure des colonnes d'un même liquide L, réunies vers la partie supérieure par un liquide différent L', ce qui donne deux surfaces de contact A et B, sur lesquelles on met deux thermomètres T et T'. L'un des contacts A est entouré d un manchon dans lequel on peut faire passer un courant de vapeur. Les deux lames de métal inférieures sont plongées dans deux

vases V et V contenant de l'eau, pour être maintenues à température constante, et communiquent avec un galvanomètre. Le courant est nul tant que les thermomètres T et T' sont à la même température, et il devient manifeste dès que les température sont différentes. Dans les expériences de M. Wild, les températures des surfaces de sépa- ration étaient respectivement de 55" et de 20'' ; l'acide sulfurique étendu, de densité égale à 1,05, cl une dissolution de sulfate de cuivre de 1,10 de densité, ont déterminé dans un galvanomètre une déviation de 72° contraire à une déviation primitive do 10*". Une dissolution de sulfate de zinc, de densité égale à 1,20, et une dissolution de sulfate de magnésie, de densité égale à 1,05, ont donné une déviation de 20", contraire à une déviation primitive de 5" seulement. Toutefois, il importe de remarquer que, par suite de la diffusion, il se forme peu à peu au voisinage de la surface de séj)aration uu mélange qui équivaut à un troisième liquide interposé, et la somme des forces électromotrices des deux nouveaux contacts n'est pas toujours égale à celle qui résulterait du contact direct des liquides primitifs.

940. La disposition employée par M. Ed. Becquerel est encore plus simple. Dans un tube A(J (fig. 276) recourbé plusieurs fois et muni d'ouvertures convenables C, E, on introduit avec précaution, pour éviter tout mélange, deux liquides de den-

ig. 275.

DES SOURCES D^ÉLECTRIGITË.

ait donc pas démontré que là encore les courants ne soient dus des contacts hétérogènes.

M. Le Roux a répété aussi rcxpéricnce de Magnus sur les tiges e cuivi^e de diamètres différents, et il a obtenu des courants senibles, quoique faibles, allant de la partie eliauffée de la tige ers le fil aminci. De même, quand on creuse au tour une entaille n forme de V sur une tige de laiton, et qu'on chauffe Tune des arties voisines de Tcntaille, on obtient, à mesure qu'on laisse e moins en moins de matière, un courant qui augmente d'abord, uis diminue, puis augmente de nouveau et acquiert, au molent où il ne l'esté presque plus de métal pour la jonction des eux pièces, un nouveau maximum presque égal à celui que onne le contact. Ne pourrait-on pas encore attribuer ces deriers pliénomènes à Técrouissage que l'on a communiqué à la artie amincie par le ti*avail de la lime ou du ciseau? Dans ce as, le rôle d'une tension moléculaire attribuable aux variations le température res-

erait à démontrer.

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