‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 130 sur 168 · Cireidta A U · texte numérisé non relu

Cireidta A U

[■ides. — Les liqui-

ics donnent aussi, ndépendammentdes orces électromotries de contact ordinaires, de véritables

Fig. 274.

ourants thermoélectriques. Nous avons vu que le contact de ouches de mercure inégalement chaudes ne produit aucun effet lectrique; M. Ed. Becquerel (*) a vérifié, à l'aide d'un appareil rès-simple, qu'il en est de même pour tous les liquides. Le li- [uide est renfermé dans une boule B (fig. 274) qui commulique par des tubes en siphons avec deux verres L et L' dans les- [uels plongent deux lames d'or ou de platine. On peut chauffer m point quelconque de la colonne de liquide renfermée dans e tube et la boule, sans qu'il y ait trace de courant.

Pour échauffer la surface de contact de deux liquides diffé- ■ents, M. Wild se sert de l'appareil que nous avons déjà décrit.

;>) Atmaleê de Chimie et de Phtj»i(/ue, 4* série, t. Vllf, p. 589.

des phénomènes Ihermoélectriques sont des conséquences directes de la loi des tensions de Yolta, si Ton admel seulement que la difTérence des potentiels ou la tension de deux métaux en contact est variable avec la température.

Pour conserver les mc>mes notations que précédemment, nous continuerons de représenter par M|M' la tension du contact de deux métaux M et M', le premier étant positif, de sorte que, si Ton pouvait réunir ces deux métaux par un fil extérieur sans contact nouveau, il se produirait un courant allant de M en M' par le fil, ou de M' en M à travers le contact. Dans les mémoires de thermoélectricité, au contraire, on représente souvent la foite éleclromotrice en disposant les métaux dans le sens que suit le courant à travers la soudure; dans le cas actuel, on écrirait (M' — M). Nous pourrons donc employer ces deux symboles (M' — M) et M I M' comme équivalents.

La tension de contact étant une fonction de la température, nous indiquerons cette température au-dessous du symbole

Ml M' qui désigne la tension : l'expression -tjt- désignera la tension

de contact des métaux M el M' à la température T. Enfin, on a souvent à représenter la différence des tensions de contact de deux métaux identiques à des températures différentes ; nous indiquerons pour cela, au-dessous du symbole de la tension, les deux températures des points de contact. On aura ainsi, par définition,

Ml M' M M' Mi M'

'p rr/ fT 'Vf

Rappelons encore que, dans un circuit métallique fermé à température constante, la somme algébrique des tensions de contact est nulle de sorte que, si Ton parcourt le circuit dans un sens déterminé, on a

pour qu'il se manifeste un courant, il est nécessaire que deux soudures au moins du circuit ne soient pas à la même température.

DliiS SOURCES D'ÉLECTRICITÉ. 427

Les courants thermoélcctriqucs sont soumis aux deux lois suivantes, qui ont élé découvertes par M. Becquerel :

1" Loi des métaux intermédiaires. — Si deux métaux A et B, faisant partie d'un circuit, sont séparés par un ou plusieurs métaux intermédiaires, maintenus à une même température T, la force électromotrice est la môme que si, les métaux intermédiaires n'existant pas, le contact direct des métaux A et B était porté à la môme température T.

Supposons, en eflot, qu'il y ait un métal interposé M, on déduit immédiatement de la loi de Volta

rp ~~~ m ' rp »

et la môme relation aura lieu quel que soit le nombre des niétaux interposés.

11 résulte de là une conséquence pratique importante, c'est que, pour établir le contact de deux métaux, on peut les réunir par une soudure étrangère de nature quelconque, sans rien changer aux phénomènes.

Une autre conséquence est que la force électromotrice produite par l'échaufTement des soudures de deux métaux A et B, à des températures différentes T et T', est la somme algébrique des forces électromotrices produites pour les mômes températures entre le métal A et un métal intermédiaire M, et entre celui-ci et le second métal B, de sorte que l'on a

^1 B AjM MjB

En effet, la loi de Volta donne les équations

A]B AiM M|B

rp """ rp ' rp '

AIB AjM MIB

ryt rp/ ^^ rr^t

En retranchant ces deux équations, membre à membre, on obtient immédiatement l'équation proposée.

2® Loi des températures successives. — La force électromo-

428 TRAITE DtLEGTRIGITË STATIQUE.

trice produite par réchaufTement des soudures de deux métaux entre des températures T et T' est la somme des forces éiectromotrices produites, Tune entre la température T el une température intermédiaire 6 , l'autre entre les températures e et T'.

Cette loi se traduit par Téquation

AiB AIB AlB

T — T'~T— 0 0 — T'' (|ui est évidente, puisqu'elle se réduit à la suivante A,B A B AiB A.B AIB A B

laquelle est une identité.

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