‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 40 sur 168 · BOULES SB S · texte numérisé non relu

BOULES SB S

BOULBS DE 5t**

PLâTEACZ

PLATEAU positif; BOULE DE »■■

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DE DUMiTRE

DE 7e""

IffOATITE

Malgré quelques irrégularités dans les résultats, ce tableau montre clairement que, pour des boules de 3 ou 5 centimètres, la distance explosive est sensiblement la même, mais la loi du phénomène est tout à fait modifiée quand Tétincelle se produit entre deux plateaux. Dans ce cas, du moins avec les dimensions employées, le potentiel croit d'abord plus rapidement que la distance explosive et le rapport de ces deux quantités varie peu entre des limites assez étendues; d'autre part, la quantité d'électricité nécessaire pour la décharge est moitié moindre qu'entre les boules. Entre une boule négative et un plateau positif, la décharge se fait à peu prés de la même manière qu'entre deux plateaux. Il résulte de là que la forme même de la loi qui règle les distances explosives dépend de la forme des conducteurs.

470. ExpérieBcea avec éem poteoUels très-élèves. — LcS batteries ordinaires ne permettent pas d'obtenir de grandes distances explosives parce qu'elles se déchargent spontanément ou se brisent, de sorte qu'il devient bientôt impossible d'évaluer par la bouteille de Lane les quantités d'électricité ou les différences de potentiel; d'autre part, tout appareil de mesure basé sur l'équilibre électrique cesse de fonctionner d'une manière régulière, quand les conducteurs se déchargent fréquemment par des étin-

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celles. On peut, à l'aide d'une batterie de bouteilles disposées en cascade d'une manière particulière, équilibrer, par une somme de difTérences de potentiel plus faibles, une différence de potentiel trop considérable pour être évaluée directement.

Pour cela, on prend une série de bouteilles de Leyde A,, A,, A,,... A,, réunies en cascade, comme l'indique la figure 176, par des lils d'un gros diamètre entourés de gutta-percha. Au-dessus des boules qui terminent les armatures intérieures de ces bouteilles est une baguette de verre DC portant une série de boules de métal B„ B,,...li,, placées exactement en regard des précé-

dentés ; la première boule B, est réunie à l'armature intérieure de la seconde bouteille et, par suite, à l'armature extérieure delà première ; il en est de môme pour les suivantes. Les choses étant ainsi disposées, on met l'armature intérieure A, de la première bouteille en communication par une tringle R avec un conducteur P, et l'armature extérieure B, de la dernière en communication avec un autre conducteur P' par une tringle B'. Si, la batterie étant à l'état neutre, on établit entre les conducteurs P et P' une certaine différence de potentiel, les n bouteilles de la batterie seront électrisées par influences successives, et il se produira entre les deux armatures de chacune d'elles une différence de potentiel n fois plus faible.

DÉCHARGES DISRUPTIYES. 80

Supposons que toutes les boules conrespondanles, A^ etBp A, et B,, etc., soient également distantes Tune de Tautrc; si la difTérence de potentiel est suffisante, il se produira simultanément entre toutes ces boules des étincelles identiques. On réunit alors les conducteurs P et P séparément avec les deux branches d*un excitateur, et l'on détermine par tâtonnements la distance D à laquelle il faut les écarter pour que la décharge se produise à peu près indifleremment par l'excitateur ou par la cascade de bouteilles. En désignant par Y la diflercnce de potentiel nécessaire pour qu'une étincelle ait lieu entre les boules A^ et B^ de la batterie, on voit que, dans le cas de la Hgure, la différence de potentiel nécessaire pour vaincre la distance D des branches de l'excitateur sera égale à 6V. On supprime ensuite une des bouteilles de la batterie en posant simplement la tringle R' sur le conducteur B,, et la nouvelle distance explosive D' de Texcilateur, équivalente à la batterie, correspondra à la différence de potentiel 5V; et ainsi de suite. On déterminera ainsi les distances explosives D, D',... qui correspondent à des différences de potentiel variant comme les nombres 6, 5, 4, 5, 2 et 1. Si la plus petite de ces distances est comprise entre les limites (de 1 à 5 millimètres, par exemple) pour lesquelles la loi de proportionnalité soit suffisamment approchée, on aura immédiatement la valeur de 6V. Sinon, on abaissera un peu la baguette de verre supérieure DC, et on la fixera dans une autre position, de manière à obtenir une nouvelle série de mesures empiétant sur la première. On trace alors une courbe en prenant pour abscisses les distances explosives D,D'..., observées dans une série d'expériences, et pour ordonnées des longueurs proportionnelles aux différences de potentiels, c'est-à-dire variant comme les nombres G, 5, 4.... On construit ensuite la portion de courbe relative à une autre série d'expériences, en représentant par une même ordonnée la différence de potentiel qui correspond à une distance explosive observée dans les deux cas.

En fait, le phénomène est extrêmement régulier : les courbes ainsi construites sont à peu prés rectilignes dans le voisinage de Torigine, mais elles se courbent bientôt en tournant leur concavité vers l'axe des abscisses et paraissent tendre vers une asymptote horizontale; les différentes expériences, dont nous

extrayons le tableau qui suit, s'accordaient à ^ près. Les deux conducteurs que nous avons appelés P et P' étaient les deux pôles d'une machine de Uoltz ; les deux boules de l'excitateur entre lesquels se produisait l'étincelle avaient 3 centimètres de diamètre, et on a pris pour unité la différence de potentiel qui correspond à une distance explosive d'un millimètre.

DliTARCE

DIFPiRERCE

DISTANCE

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