‹ Traité d'électricité statiqueChapitre 44 sur 123 · Comdtmmmumr * lame iméimmâm «ottae. — DaUS les deuX · texte numérisé non relu

Comdtmmmumr * lame iméimmâm «ottae. — DaUS les deuX

exemples précédents, le milieu isolant interposé entre les armatures était simplement une couche d'air ; mais, si la source est puissante et si les armatures ne sont pas très-éloignées, les deux couches électriques qui sont placées en regard l'une de l'autre ne tardent pas à produire une étincelle et à décharger ainsi l'appareil spontanément. On évite cet inconvénient en remplaçant la couche d'air par un milieu isolant solide, tel qu'une lame de verre, qui offre au passage de l'étincelle une résistance beaucoup plus considérable.

Le condensateur à plateaux qui sert en général pour démon* trer le phénomène et en étudier les lois se compose de deux plateaux métalliques à bords arrondis A et B (fig. 74), munis de pendules conducteurs a et 6 et isolés par des pieds en verre« Les pieds des plateaux sont portés sur des coulisses munies de crémaillères qui permettent de les rapprocher ou de les éloigner à volonté. Entre les plateaux, au-dessus du pignon qui commande les crémaillères, est une lame de verre C posée aussi sur un pied isolant. Pour répéter les expériences que nous tenons d'indiquer, il vaut mieux laisser la lame de verre, ce

INFLUENCE ËLECTRIQUE. 191

qui permel de rapprocher davantage les plateaux et d'opérer avec de plus grandes charges.

Toutefois, les lames solides ainsi interposées entre les armatures d'un condensateur, jouent un râle un peu plus complexe qu'un simple isolement i nous avons déjà vu (106)qu' elles ont un

pouvoir inducteur spécifique plus grand que l'air, c'est-à-dire qu'elles augmentent les phénomènes d'influence ; pour la même raison, elles augmentent aussi la force condensante.

126. •é«iwrs« iMMd'aa vtmABmmmttmr. — Lorsque Ic Collecteur A d'un condensateur est chargé par une machine, le condenseur B communiquant avec le sol, le pendule a du collecteur diverge seul et le pendule b du condenseur reste vertical. Si l'on supprime les communications, le pendule a baisse peu à peu par suite des déperditions ; une partie de l'électricité du condenseur B quitte ta face interne et se distribue à l'extérieur où elle fait diverger le pendule b. Au bout de quelques instants les deux pendules auront la même divergence (fig. 75), les pertes seront les mêmes de part et d'autre et, à partir de ce moment, les pendules baisseront tous deux d'une manière régulière jusqu'à ce que l'appareil soit complètement déchargé; cette décbargesponlanée est en général très-lente.

192 TRAITÉ DÉLECTRICITÉ STATIQUE.

Si, après avoir chargé l'appareil et supprimé les communications, on touche le collecteur A avec la main, on reçoit une petite étincelle ; aussitôt le pendule a redevient vertical et le pendule b diverge brusquement. Le jeu de l'appareil est alors interverti, le plateau B joue cette fois le rôle de collecteur et le plateau A est condenseur. On enlève alors la main et on touche le plateau B, le pendule b s'abaisse et a se relève. En répétant les mêmes opérations, on enlèvera à chaque contact une certaine quantité d'iectricité à l'un ou l'autre des plateaux et il faudrait un temps trèslong, pour amener l'appareil à Tétat neutre.

La loi de décroissement des quantités d'électricité par décharges alternatives est d'ailleurs extrêmement simple.

Supposons les plateaux identiques et désignons par a la charge du collecteur après qu'on a supprimé la communication avec la machine, le condenseur B étant relié au sol prend une charge — b d'électricité contraire et cette charge est plus faible puisqu'elle est un effet d'influence.

On peut écrire

b=^maj

m étant un coefficient plus petit que l'unité dont la valeur dépend de la forme et de la distance des plateaux. Ce coefficient ne dépend pas des charges, car si, l'équilibre étant atteint, on double la densité électrique en chaque point, on obtiendta un nouvel état d'équilibre et le rapport des charges des plateaux ne sera pas modifié.

Isolons maintenant le ptateau B et mettons le plateau A en communication avec le sol, le plateau B, agissant cette fois comme corps influent, maintiendra sur le plateau A une charge a' donnée aussi par la condition

et la quantité d'éleclricilé positive qui a disparu sous forme d'étincelle par ce contact est

a — a' = a — mb=a — fn}a=a (i — m*) . En isolant de nouveau A et touchant B, il resterait sur ce der- %

LNFLUËfiCË ÉLECTRIQUE.

nier plaleau une charge

ma! = m*b = m^a^

el l'on aurait enlevé

6(1— m*) = am(l — m*).

Le tableau suivant indique les charges qui restent successivetuent sur les deux plateaux et celles qu*on enlève par chacun des contacts. •

ORDRB

MS

COSTACTS

Page 1