‹ Traité d'électricité statiqueChapitre 61 sur 123 · BMHbvtiM ée r^ieclHcité · texte numérisé non relu

BMHbvtiM ée r^ieclHcité

k — Le problème de la distribution de Télectricité n'a été résolu d'une manière complète que pour un très-petit nombre d'exemples particuliers. Poisson (*) est le premier qui ait abordé cette question, et il a traité le cas de deux sphères conductrices. Nous ne pouvons pas développer tous les calcub de Poisson, nous nous bornerons à en indiquer la marche générale afin de faire comprendre surtout la signiGcation des tables que nous extrairons de son mémoire.

Soient A et B (fig. 93) deux sphères conductrices dont les

Fif . 93.

rentres sont en 0 et 0^ à une distance r, les rayons a et fr, et qui M)nt chargées respectivement de quantités d'électricité égales à E« et E». L'électricité se porte à la surface de ces sphères et se dis-

mmoirtê de ntuiHia iSII, I'* partie, p. I

270 TRAITÉ D'£LECTRICITË STATIQUE.

tribue de telle façon que le potentiel soit constant dans Tintérieur de chacune d'elles; soit Aizh la valeur du potentiel dans la sphère A et 4x9 ^^ valeur dans la sphère B.

Comme le système est symétrique par rapport à la ligne des centres, la distribution de l'électricité sera aussi symétrique par rapport à cette même droite. On démontre d'ailleurs que le potentiel d'un corps de révolution est connu en tous les points quand il est déterminé sur l'axe ; il suffira donc d'écrire que le potentiel est constant dans chacune des sphères sur le diamètre commun.

Soit X la distance d'un point de l'axe au centre 0 de la première sphère, désignons par 41:9 (x) le potentiel de la couche E. répandue sur cette sphère en un point intérieur et par 479^ (x) le potentiel de cette même couche en un point extérieur ; désignons de môme par 4xF (c — x) le potentiel intérieur et par é7:l\ (c — x) le potentiel extérieur de la couche E^ répandue sur la deuxième sphère.

Si l'on considère un point M situé dans l'intérieur de la première sphère A, on aura donc

et, pour un point M^ intérieur à la sphère B, on aura de même, en désignant par a:^ sa distance au point 0,

(2) ?i(^t)-HF(c-xJ=(,.

Les quatre fonctions que renferment ces équations peuvent être réduites à deux. Considérons, en efTet, le point M' conjugue du point M par rapport à la sphère A, c'est-à-dire tel que l'on ait

OM.OM'=a«,

ou

xx':=^a^.

Si l'on joint un point quelconque P de cette sphère aux points M et M', on aura

PM' x[ d m~ a~x'

En désignant par \k la densité électrique au point P et par da un élément de surface, le potentiel au point M de la couche £« est

/ 1 r^Kih

Le potentiel de cette couche en M' sera de même

Or, on a

PM^~ JPÂT' m~^J V)\~âj W On en déduit les relations

Nous utiliserons la première équation (3) pour éliminer la fonction 9| et une équation analogue à (4) appliquée à la sphère B permettra d'éliminer F. ; on aura en effet

l/équation (2) devienl alors

ar/Va-t/ c—x, '\c—xj

On peut enfin faire disparaître la fonction F^ en appliquant cette dernière équation au point M^ conjugué du point M par rapport à la sphère B ; on aura alors

(c — j) (c — x,) = 6% d*où

6* c(c — x) — fr*

372 TRAITE DtlEGTRICITÉ STATIQUE.

En remplaçant x^ par cette valeur dans Téquation (2)\ il vient

9/ gir \-+-— ft-Fi(c-^)=J-

Portant enfin cette valeur deFj(c — a:) dans l'équation (1), on obtient

Telle est, en définitive, l'équation qu'il faut résoudre pour trouver le potentiel de la couche E^ sur un point intérieur quelconque ; toutes les autres quantités à déterminer se déduiront ensuite de celle-là.

193. Cas de devx spiiérMeB eoatacc. — Poisson examine d'abord le cas où les deux sphères sont en contact. Si, pour simplifier, on prend le rayon de la grande sphère A pour unité, on aura alors

L'équation (5) devient

i-hb^-x

Pour résoudre cette équation, Poisson cherche séparément les solutions qui conviennent aux cas où le second membre est égal

successivement à zéro, h et — - — c , et en ajoutant ces trois

i-Ho — X

solutions il obtient celle qui satisfait à l'équation complèle.

En faisant abstraction du second membre, on satisfait à Té-

quation (6) en posant

P étant une constante, ou plus généralement une fonction de x

qui reste la même quand on y change x en r — , .7- :•

Poisson n'indique pas la marche qu'il a suivie pour les autres cas, il dit seulement qu'il essaie de satisfaire à Téquation (6), dans laquelle on conserve le premier terme h du second membre, par une intégrale définie de la forme

V, m et II étant des constantes à déterminer. En substituant cette expression dans l'équation , on trouve

De même, en ayant égard au deuxième terme seulement '^^ du second membre de l'équation (6), on obtient par une intégrale de même forme la solution

de sorte que l'intégrale générale de l'équation (6) est

\—x (i-hfc){i

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