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305. La plus grande difficulté que Ton rencontre dans la construction de cet électromètre est le choix du verre. M. Thomson emploie pour cela des bouteilles en flint glass fabriquées à Glasgow. 11 a essayé sans succès beaucoup d'aulres espèces de verre : les verres colorés en vert et la plupart des verres blancs ne donnent pas de bons résultats, la charge de la jarre varie trop rapidement. Le reproducteur est aussi un mécanisme délicat qu'on ne parvient pas facilement à construire d'une manière convenable. Toutes ces difficultés nuiront sans doute longtemps à remploi et surtout à la vulgarisation de ces appareils, au moins sous la forme que nous venons de décrire.
306. Slodifleatioas de l^éleetromètre de M.ThomsoB. — Plusieurs physiciens ont emprunté à M. Thomson l'idée des secteurs circulaires, mais on a recours le plus souvent, pour obtenir un potentiel constant, à une pile formée d'un nombre d'éléments plus ou moins grand. Ainsi M. Branly (^) a placé cet appareil dans une cage analogue à celle de la balance de Coulomb (fig. 141), l'aiguille étant suspendue par un fil métallique, et munie d'un miroir dans lequel on vise avec une lunette l'image d'une échelle divisée. On peut n'employer que quatre secteurs plans, situés au-dessus ou au-dessous de Taiguille, et réunis entre eux, deux à deux, par la partie supérieure des tiges qui les supportent; mais il vaut mieux prendre huit secteurs, dans rintérieur desquels l'aiguille est placée. Le fil de torsion est commandé par un bouton supérieur, qui permet d'amener l'aiguille dans la position de symétrie.
La pile la plus commode à employer est celle de Voila et,
(*) Annales êcientifiques de l'École NorntaU, i* série» T. H, p. 209.
DfSTRUtlEKTS D'OBSERVATION ET DE MESURES. 405
comme les dimensions des éléments n'ont aucune importance, on peut la Tormer avec des tutics de verre ou de petits pots en terre parfaitement isolés les uns des autres, en les posant sur un gâteau de soufre ou de gomme laque, ou mieux encore en noyant toutes les bases dans une couche de paraffine. On met dans ces vases de l'eau ordinaire et on les réunit successivement par une double lame de linc et de cuivre soudés. Comme l'eau s'évapore lentement , on peut verser une couche d'huile ou de parafHne i la surface du liquide, dans chacun des pots :
une pile ainsi montée n'a que des dimensions très-restreinles et peut servir presque indéfiniment.