‹ Traité d'électricité théorique et appliquée. 3Chapitre 30 sur 47 · III. 4.‘J · texte numérisé non relu

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sible des organes. Cette explication, qui s’applique surtout aut cas (le mort produits par le cboc en retour ' , nous parait devoir être complétée par un exameta un peu plus précis de la manière dont la foudre peut épuiser, comme le dit M. Drowu-Séquard^ les forces dynamiques de l'économie animale. 11 est évident que la puissante décharge électrique , sous l'inflpenoe de laquelle se trouve le corps vivant, imprime à la fois aux molécules de tous les nerfs, comme à celles de tous les muscles, une disposition différente de celle qu’élles possèdent sous l'action delà force vitale et analogue à celle qu’on détermine par le passage d'une décharge ou d’iin courant artificiels, à une partie seulement des muscles et des nerfs.'La généralité, jointe à l'intensité de l’action électrique, dans le cas où elle est déterminée par la fouilre, doit produire à 1a fois une suspension momentanée, mais générale, dé l'exercice de la force vitale et une désorganisation moléculaire des muscles et des nerfs, qui empêche cette force de reprendre son empire , et par conséquent la fait disparaître définitivement , puisqu’elle n’a plus de moyen de se manifester. La putréfaction qui survient si vite dans le cas qui nous occupe, chez les individus foudroyés, est une preuve très-forte en faveur de l’explication que nous venons de donner; car ce qui retarde en général, après la mort, la décomposition, c’est la lutte qui existe encore quelque temps entre la disposition qüe les molécules organiques avaient prise sous l’influence de la force vitale et la disposition qu’elles doivent prendre quand elles n’obéissent plus, coqime les molécules de la matière inorganùjue, qu'aux forces physiques ordinaires et en particulier aux forces électriques dont elles sont naturellement douées. Or, cette lutte ne peut plus exister après

• Tome III, page H9.

* L'elTet de la foudre, dans le cas qui noos occupe, serait bien diffldle A comprendre si ce n'était pas nu mu)cn de l'électricité que possèdent 1rs molécules naturellement bipolaires de l’organisme vivant, que sc.fait la communication entre leê centres nerveux et les différentes parties du corps ; tandis que, ce principe étant admis, on conçoit la perturbation que doit apporter dans l’exercice régulier de cette communication une électricité extérieure aussi forte que celle de la foudre.

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la mort dans les individus chez lesquels l’action de la foudre a été directe et a par conséquent détruit pour toujours, dans toutes les parties de leur corps, l’arrangenaent déterminé par l’influence de la force vitale, pour faire prédominer celui qui ne provient que de l’exercice des forces électrii|ues, ce qui entraîne nécessairement et d’une manière immédiate la formatioH de nouveaux Composés et par conséquent la décomposition. .Il n’en est plus tle même pour les individus chez lesquels l’action mortelle de la foudr« n’a été qu’indirecte et qui ont succombé, soit è la lésion d’un organe essentiel, soit à une asphyxie, con\me cela peut avoir lieu par la coptraction'des muscles respirateurs quand la décharge électrique se porte principalement sur ces organes. Dans t'es cas, en effet, la putréfaction arrive beaucoup "moins vite et est précédée de la rigidité cadavérique qui ne se montre probablement qu’un instant dans le cas précédent, bien ne semble mieux prouver que les faits dont nous venons de parler, l’exactitude de la théorie que nous avons donnée sur la cause physique et immédiate tic la décomposition animale qui suit la mort, décomposition qui n’est autre chose que la conséquence de l’exercice des forces physiques et en particulier électriques, quand les particules qui en sont douées ne sont plus sous l’influence de la force vitale '.

L’électricité atmosphéritjue n’agit pas sur l’homme uniquement par la foudre ; il suffit simplement que le temps soit orageux et l’atmosphère chargée d’électricité pour qu’il en résulte un effet sur l’organisme. Les individus saii>s et bien portants

< Un travail tout récent de M. Brown-Séquard [Compte rendu de l'Académie des Sciencer, du & octobre 1857) vient tout à fait A l'appui de notre manière de voir, en montrant que les contractions musculaires répétées amènent plus promptement la mort complète d’un membre, c’est-A-dire la disparition de l’irritabilité musculaire, l’appArition et la disparition de la rigidité cadavérique, et Qnalcfnent le développement de la putréfaction. Et en etfet tout ce qui donne aux particnles. lies muscles une position forcée, dill'érente de celle qu’elles alTeetent naturellement sous l’action de la force vitale, tend A détruire l'irritabilité • musculaire, qui est tout A fait indépendante de l'action nerveuse et qui est inhérente A la vitalité du muscle, et A faciliter par conséquent la décomposition, ou ce qui revient au même, la piitréraclimi.

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resscntPDl un malaise, une. agitation, une pesanteur difficile à exprimer; leur système musculaire est plus paresseux; les individus atteints de rhumatisme sentent se renouveler leurs douleuis; les névralgies augmentent d’intensité ou leurs accès reparaissent. Eu général, les malades atteints d’une affection chronique ou aiguë éprouvent, à l’instant d’un orage, une aggravation des principaux accidents; ils sont plus fatigués, plus agités, et leur état fébrile augmente. Il est bien probable que ces différents effets tiennent à l’écoulement d'électricité qui se fait ik travers le corps pendant les temps orageux, écoulement qui, ayant lieu à. travers tout le corps, à travers les nerfs aussi bien qu’à travers les muscles, trouble l’équilibre qui existe tlaus l’état normal et par conséquent doit activer ou contrarier certaines fonctions dépendantes de l’influence nerveuse.

L'n effet indirect de l’électricité atmosphérique sur l’organisme est la production de l’ozone en plus ou moins grande proportion dans l’atmosphère et l’influence qui en résulte sur l’économie animale^ On a assimilé l’effet de l’ozone à celui du chlore; par cpnséquent, c’est surtout sur les organes respiratoires que l’exygène à l'état ozoné agirait; d’où l’on a conclu ijuc la présence de l’ozone dans latmosphère pouvait êtré liée avec certaines affections catarrhales épidémiques, telles que la grippe. D’un autre cftté il paraîtrait, d’après les recherches de quelques médecins, soit en Europe, soit aux États-Unis, que l’ozone aurait la propriété d’exercer une action délétère sur Içs miasmes et que sa présence dans l’air exercerait par là une influence lieurcuse sur certaines épidémies. M. Gaillard, médecin à Charlestown aux États-Unis, et M. Wolf, à Bème en Suisse, ont tous les deux étudié cette question souS des points de vue dilféreuts et ont égakment.constaté l’influencé très-prononcée de lozono, dont la présence dans l’air ne peut être due qu’à l’électricité atmosphérique, et non. Comme on la cru à tort, à la végétation.

M . le docteur Boeckel , de Strasbourg, a fait dans cette vil le des observations régulières ozonométriques en employant, comme M.Wolf, l’ozonomèlre de Scheenbein, savoir, des bandes de papier recouxei lcs d’une solution d’iodure de potassium dans l’a-

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tnidoo. On expose ces bandes pendant un temps assez long ■(douze heures) à l’air atmosphérique, puis nn les plonge dans de l’eau pure pour l£s comparer à une échelle passant du blanc, qui est le 0“ de la division , au violet obscur, qui est de 10®. Voici un tableau curieux d’observations faites comparativement à Berne parM. Wolf, et àStrasbourg par M. Boeckel. En général, la^réaction ozonométrique est plus faible à. Strasbourg qu’à Berne, et à côté de la réaction observée, on trouve pour Strasbourg la réaction calculée par la comparaison des nôQyennes de l’année de Strasbourg avec celles de Berne; les observations ont été faites en 1854. '

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