BERNE
STHASBOüRG.
Observé.
Calcule.
Du 21 juin au 16 juillet
7, as
Du 17 juillet au 12 août. . .
Du 13 août au A septembre. . . .
Du 5 septembre au 30 septembre. .
Du 1“ octobre au 25 octobre. . ’ .
, On remarquera que pendant la seconde et la troisième période les réactions de l’ozone ont présenté à Strasbourg une faiblesse exceptionnelle qui justifie l’hypothcse du docteur Boeckel, de la liaison qui existe entre la présence du choléra cl la diminution-de la quantité de l’ozone dans l’atmosphère, car èes deux périodes Sont celles pendant lesquelles le choléra a sévi le plus fortement à Strasbourg. Dans la quatrième période le c)ioléra avait cessé h Strasbourg et sévissait à Arau ; aussi la réaction s’est trouvée légèrement plus faible à Berne; qüi est très-rap proche d’Araii, qu’à Strasbourg ; puis dans la cinq^iièmc période, où les dispositions au choléra ont disparu à Berne comme a Strasbourg, la réaction ozonométrique areprisà Berne sa supériorité. On a pu constater encore que le minimum a eu lieu à Berne pour les réactions de l’ozone, en même temps que le choléra avait à Arau son maxinuini d’inlcnsilé, c’est-à-dire du 12 au 16 septembre.
Nous n’insislerous pas sur le rapprochement que nous venons de signaler, vu qu’il aurait besoin d’un plus grand nombre d’observations pour recevoir une confirmation positive. Nous nous bornerons à remarquerque l’influence évidente en tout casde l’o-
678 • APPLICATIONS DE l’ÉLECTIUCITÉ.
zone sur l'organisme, est attribuée, suivant les uns à une action indirecte de cet agent chimique qui détruirait les npiasmesj comnje le fait le chlore, et suivant les autres à une action directe, qui déterminerait certaines dispositions maladives, soit en augmentant, soit en diminuant d'intensité. Quoi qu’il en soit, le sujet est intéressant et montre sous combien de formes diverses, les unes indirectes, les autres directes, l’électricité atmosphérique peut agir sur la vie animale.
Agit-elle également sur la vie végétale? Depuis l’abbé Bertholonqui, a consacré en 1783 un ouvrage entier à l'action sur les végétaux, de l’électricité aussi bien atmosphérique qu’artificielle, jusiiu’aux tentatives faites il y dix à douze ans en Angleterre sous le nomd’électro-cullure par M. Forsteret M. Solly, pour activer la végétation en soutirant, en vue de l’amener dans le sol au moyen de tiges métalliques, l’électricité atmosphérique, la question est restée indécise. On a prétendu que les pluies d’orage avaient une vertu fertilisante que n’avaient pas les' pluies ordinaires; on a cru trouver que la germination et même la végétation étaient activées dans le voisinage des conducteurs de paratonnerres implantés dans le sol. Mais, d’un autre c6té, des expériences comparatives faites sur des pièces de terrain .placées dans des conditions autant que possible exactement semblables, les unes exposées à l’action de l’électricité atmosphérique, les mitres soustraites à cette action, n’oat pas doi^né des résultats bien décisifs; ce qui tientàce que, en snpposantque l’électricité ait une influence, il y a tant d’autres causes qui en ont aussi, telles que la température, la lumière salaire, indépendamment de la nature du sol qui est rarement identique dans deux places différentes, qu’il est bien difficile de discerner la part qui poqt être assignée à l’électricité atmosphérique. Toutefois, sans nous exagérer cette part, ne se pourrait -il pas cependant quq les végétaux fussent l'un des canaux par lesquels s’opère la neutralisa^ tien régulière et constante de l’électricité négative dont le globe terrestre est constammeul chargé, avec la positive que les vapeurs de la mer apportent dans l’atmosphère. Or, cette neutralisation qui aurait lieu à travers les parties humides des plantes devait y exercer une action chimique, en amenant l’oxygène et
IPPLieATlOM. PBTMOUMilQUfcS. Ü79
les principes ackles d{kns la partie du végétal en contact avec l’air qui servirait d’électrode ' , cl l'hydrogène ainsi que les principes alcalins dans la partie extrême des racines ou plutôt dans le sol qui les louche. Mais nous abordons ici les questions' les pins délicates de la physiologie végétale; malgré l'inlérét qu’elles présentent, nous ne pourrions les traiter sans dépasser les limites qui nous sont imposées; nous devpns nous borner à les signaler comme pouvant être l’objet de recherches inlé- Fessanies.
' Farailay a nioniré par plusieurs cxi érienrcs que l'air peut servir il’éleclrude dans les décompositiuns électro-chimiques, opérées par les décharges de l’clcctricité ordinaire (t. Il, p. 38U cl 387).
Liste des priiioipauV travaux relatifs aux sujets traités dans ce chapitre'.
Galvani, Voila, Humboldt, Sobllij Matteucei, Mnrionini, Duboit-Reijmoad. — Voyez, pour l'indication de leurs travaux sur l’électricité physiologique, (. ii, p. 4&5, et t. ni, p. 88.
' Marianini. — Cas de paralysie. — Ann. de ch. et de phys. T.-i-iv, p. 366.
Nobili. — Cas de tétanos. — Idem. T. xuv, p. 60.
Matleucei. — Idem. — Bibl. unir. T. xv (1888), p. 188'. — Phénomènes de la contraction musculaire. — Ann. de ch. et de phyt. {/V. S.}. T. xtvii, p. 129.
Helmholtt. — Vitesse de propagation de l'action nerveuse. — .4m». de ch. tt de phyt. (N. S.). T. xi.hi, p. 3«7.
A.-J. Ducal. — Coup d'œil historique sur les applications de l'électricUé & la médecine. — 4rcA. des tt. phys. (Bibl. unir). T. xlii, p. 5.
lUatton. — ElTeta physiologiques des courants induits. — 4mi. de ch. et de phyt. T. Lxvi, p. J6.
Duchenne de Boulogne, (le docteur) . — De l’élcctrisalion localisée et de soivapplicallen i la physiologie, à Iq pathologie et à la thérapeutique, Paris, 1885. I fort vol. in-g. — Plusieurs Hémoires.dans les Archives de médecine, et le Bùtletin général de thérapeutique.
A. Becquerel, (le docteur). — Application de l'elcctricité à la thérapeutique, I vol. in-8, I8&7.
Bouvier (le docteur). — Rapport sur l'électricité médicale à l'Acadéinie de médecine (Bulletin de l'Académie de médecine, Paris, 1856, t.’ xxi, p. 650 et sulv.).
Remak. — Action physiologique et thérapeutique des couranlÿ. — Compte rendu de l’Académie des sciences. T. xuii, p. 603 et 655.
' Le noRittre dei Hémoirei dans lesqueU SRot traitées les Implications de Péleclridté à la physiologie, et en particulier à la tberapeulique, tat si considérable, que nous nous bornons k iikUqucr les plus importants et les plus récents, renvoyant pour les autres aux Traités spécianx sur la matière, dont obus donnons également Pindicâlioa.
680 APPLICATIONS DE L'iLECTRlClTi.
Jaàubomitich. — Histologie do syslème nerveux. — Compte rendu de r Académie des SeieTKes. T. xlt, p. }9;
Prévost et Dumas. — Traitement des calculs par la pile. — Aan. de ch. et de phys. T. xxiii, p. 202 c< 334.
Bonhet. — Idem. — Bibl. unit. T, tviii (1835), p. 391. *
Bence- Jones. Idem. — Phil. trans., 1853.
Poty et Vergnes. — Extraction par la pile de métaux dans l'organisme. — Areh. des se. phys. (Bibl. unir.). T. xxviii, p*. 208.
Petrequin. — Guérison des anévrismes par 1'éle.ctro.puncture. — Arch. de l'élfcl. T. T, p. 485. ? ' ■
Middeldorpf. — Galvano^caustique. — Compte rendu de l’Aeadhnie des Sciences. T. xlui, p. 678.
Philipptaux. — Idem. — Traité pratique de les cautéi isation, I voi. in-S, chez i.-B. Baillière, 1856.
Jules Regnauld. — Idem. — Idem.
Boudin. — Histoire physique et médicale de la foudre et de ses r|Tcls sur l'homme {Annales d'hygiine publique, K854, 1855, t. ii, p. 395; t. iii, p. 34l ; t. IV, p. 7M). — Traité de- geographte et de statistique médicales etdesmatadies endémiques. Paris, 1857, 2 vol. iu-8, 1. 1, p. 455. .
H'oié/. — Influence physiologique de l'ozone, brochure in-8, Berne, 1855.,
Gaillard. — Idem, Charleslovrn, 1 856, brochure in-8. .
BerthoUm, — EleCtrieité des végétaux, 1783, I vol. in-8.
Wather. — Electro-culture. — Areh. de l’élect. T. v, p. 535.
Fy/e et Peersall. — Idem. —Arch. des se. phys. {Bibl. unit.). T. u.^i. 292 et 298.
APPENDICE'
$ 1. Beehercheit récente* aur l’Indnctloa électroatallqae. '
. Peu de jours avant sa mort, Melloni, dans une lettre adressée à M. Régnault et insérée dans les comptes reudus.de l’Académie des Sciences*, fit connaître une nouvelle théorie de l’induction électrostatique, fondée sur le |irincipu que l’électricité induite dans la partie la plus .rapprochée du corps inducteur, et de. nom contraire par conséquent à celui de l’électricité de ce corps, est complètement dissimulée, c'est-à-dire sans mobilité et sans tension si ce n’est relativement à l’électricité inductrice, landjs que l’électricité libre est douée de ces propriétés. Il généralisait ainsi le principe qu’on avait plus ou moins admis dans la théorie du condensateur, et il expliquait la divergence des deux pendules placé? à chacune des extrémités d’un cylindre métallique isolé ra{»proché d’un corps électrisé, en attribuant la divergence de celui des pendules voisin du corps électrisé à l’attraction exercéô par l’électricité de ce corpSj et non à l’action de l’électricité- induite qui, suivant lui, étant toute dissimulée , ne pouvait produire un semblable efi'et. M. Riess a heureusement modifié cette expérience, pour mon- .trer que l’expjication de Melloni ne saurait être admise. Il place au-dessus et très-près d’une sphère électrisée positive-
t Nous avons résumé sous le titre A'Appmdice^ à la fin du troisièiué et derniavolumQ de ce Traité, quelques additions aux matières traitées dans )es trois voluiuea, qui ont {tour objet de compléter les sujets sur lesquels, soit par omission, soit par l'eUet d’tme publication postérieure à la nétre, nous avions laissé quelques lacunes. Nous n’.-ivons pas la prétention de les avoir toutes comblées ; mais du moins nous avons l'espoir d'avoir indiqué les points les plus iniportants, parmi ceux que des travaux récents ont signalés h l’attention des physiciens.
’ Compta reiutus de l'Académie da Scienea, t. XXXIX, p. 17T.
<■>82 TRAITÉ d’électricité.
iiienl un conducteur isolé, cylindrique et vertical, portant vers ses extrémités de petits pendules de moelle de sureau. Les deux pendules divergent, celui d’en bas plus fortement que celui d’en haut, sans qu’on puisse attribuer sa divergence à l’action de l’électricité de la sphère, car 'cette action ne peut être évidemment qu’une force verticale, tandis que celle qui fait diverger le pendule est horizontale ; il est facile d’ailleurs de constater que les deux pendules ont une électricité contraire. On peut s’assurer également, en toucbaiit la tige induite avec un corps conducteur isolé de petite dimension, que celle des électricités qu'on dit être dissimulée n'a pas perdu la propriété de passer d’un conducteur sur un autre.
S’il n’y a pas d’électricité dissimulée dans l’expérience par laquelle on démontre la décomposition de l’électricité naturelle d'un corps conducteur isolé par l’influence à distance d’un corps électrisé, il ne doit pas y en avoir davantage dans les appareils tels que le condensateur et la bouteille de Leyde, au moyen desquels ou obtient la condensation de l’électricité.
'Cependant, par une contradiction incroyable, la plupart dès traités de physique, t[ui n’admettent pas d’électricité dissimuléç dans le premier cas, en admettent dans le second ; et cependant il 'n’y a d’autres différences entre les deux cas que celles qui tiennent à la forme et à la distance des deux corps, dont l’un est électrisé et l’autre influeneé. M. Iliess a bien senti (jiie cette contradiction ne pouvait subsister; aussi a-t-il donné une nouvelle théorie du condensateur, qui, ne s’appuyant pas sur l’hypothèse dp l’électricité dissimulée, ne constitue plus un cas d’exception aux lois générales de la distribution de l’électricité et aux principes établis parÆpinus, Coulomb et Poisson sdr l’équilibre de l’électricité à la surface deè corps conducteurs'. Mais le. problème devient alors difficile et ne comporte plus une solution simple et générale comme dans l’hypothèse de l’électricité dissimulée ; c’est en contrôlant au moyen de l’expérience l’exactitude de la forrtiule fondée sur cette hypothèse que M. Riess a réussi à en démontrer le peu de fonde-
< Annalt» de chimie tl de phoque (N. S.), I. XLU, p. >74 et 376.
APPEfiDlCE,
menl. Une série d’expériences faites avec des condensateurs, dont les plateaux étaient à différentes distances et avaient des surfaces plus ou moins grandes, et dans lesquelles le plateau qui ne recevait pas l’électricité communiquait plus ou moins parfaitement avec le sol, ont démontré que le problème du condensateur est un problème com^)lexe, dépendant do toutes les particularités que peut offrir la disposition des appareils, en un mot du même genre que tous les problèmes relatifs à la distribution de l’électricité. On voit qu’il n’y a pas de force condensante dépendant uniquement de la distance des plateaux, LU simultanément de leur distance et de leur superficie. 11 n’y a donc pas lieu de cbercher une expression simple de celte
* . ' 1 ' force, etlavériKcaliondelaforiniile devient superflue.
Néanmoins M. Hiess s’est occupé de rechercher un moyen exact et commode de déterminer la quantité m, c’esUà-dire le rapport de deux quantitéa absolues d’électricité qui s’accumulent sur le plateau du condensateur. Il a renoncé an procédé qui consiste à sé|>arer les deux plateaux, et à mesurer les densités électriques en des points semblablement situés sur ces deux plateaux, à cause des difficultés qui résultent de la nécessité de faire trèg-rapidement la comparaison de deux électricités de nature différente, fl a dispoaé l’expérience de manièee à n’avoir àr comparer que des électricités de même espèce. Pour cela il a pris la densité de l’électricité en un point du plateau collecteur avant de l’approcher du plateau condensateur, puis il l’a prise encore après avoir rapproché les deux plateaux l’un de l’autre, supprimé la eommunication du plateau condensateur avec le sol, et réuni les deux plateaux par un arc métallique isolé, de manière à ce qu’ils ne possédassent plus que l’excès de l’électricité du premier sur celle du second; il a recommencé ensuite l’expérience en maintenant toujours isolé et sans communication. avec le sol le plateau condensateur, de façon qu'il y avait sur ce plateau des quantités égales des deux électricités contraires. Ces dernières expériences lui ont fourni les données
‘ Vajei touic t, page 683.
TRAITÉ d’ÉI ECTIUCITÉ.
uécessaires pour calculer, au moyen de fortrtules très-simples, la valeur du rapport cherché.
Le principe des électricités dissimulées^ généralisé avec raison, s’il est vrai, par Melloni, a trouvé des défenseurs habiles, parmi lestjuels l’on des plus ardents et des plus- ingénieux ^st, sans aucun doute, M. Yolpicelli. Le savant physicien italien conclut de plusieurs expériences, que nous ne pouvons;reproduirc ici ', que l'électricité induite n’a do tension que relativement à l’électricité inductrice, et qtie par conséquent, pèndant l’induction, elle ne peut ni faire diverger les électromètrès, ni produire une induction sur l’électricité libre de signe contraire, ni se neutraliser avec elle, que par conséquent cette électricité libre doit se distribuer sur tout le corps induit, comme si celle qui est dissiuiulée n’existait pas, en obéissant aux lois ordinaires de la distribution jointes à l’influence répulsive exercée par l’électricité inductrice qui est de même nature. Parmi les expériences de M. Yolpicelli, nous citerons les deux suivantes qui nous paraissent les- plus simples et les plus concluantes en faveur de sa thèse, surtout la seconde. La première consiste à disposer vers l’extrémité du cylindre métallique isolé et induit, le bout d’un fil conducteur très-mince, isolé et dirigé perpen-^ diculairement à l’axe du cylindre, dont l’autre ext’rémité est reliée à un électroscope. Au moyen d’un fil de soie, on peut mettre le premier bout du fil facilement eu contact avec la surhice du cylindre induit dont il n’est éloigné que d’un demi-millimètre. C’est avec un gros cylindre de cire d’Kspagne électrisé par frottemeid, qu'on produit l’induction sur le cylindre et sur le fil en les mettant tous les deux en communication avec le sol; puis ou interrompt cettecomniunication de œ&nière à les isoler tous les deux, et ou met aussitôt le bout du fil métallique en contact avec le cylindre à l’aide du fil dé soie; l’électroscope ne donne aucun signe d’électricité, d’uù M. Yolpicelli conclut que l’électricité ibduite n’a pas de tension. On répète la meme
' Comptes rendus de l'academie des Sciences, l. XLl,p. 5S3, t. Xl.lll, p. 7 19, et t. XUV, p. 9l7 — Archives des sciences physiqttes {B ■ luiio.), auuées 18&6 •l i»j7.
Digilized by GoogI
.M’PUSniCB.
expérience en mellanl le fil conJucteur, et non le qlinilre, en communication avéc le sol pendant l'induction'; puis, après l’avoir isolé, on met son extrémité en contact avec le cylindre ; à l'instaut l'électroscope accuse de l'électricité libre semblable à celle de l’inducteur, et cela (juel que soit le point de la surface du cylindf^ induit qui touche le bout du iil conducteur; seulement il y a une moindre quantité d’électricité dans l’extrémité du cylindre la plus voisine du corps inducteur (pie dans celle qui en est la plus éloignée. On peut faire à cette expérience l’objection que le fil conducteuT, (pi’on fait communiquer avec le cylindre induit, ne peut pas être considéré comme lin siufplc véhicule de l’électricité, mais que, dès qu’il.est en contact avec ce cylindre, il coiistitue avec lui un nouveau système de conducteurs, dans lequel l’électricité produite par l’induétion de la cire électrisée doit affecter une nouvelle distribution à laquelle est duc la présence, à l’extrémité du fil eu contact avec l’électroscope, de l’électricité du même nom (jue celle de l’inducteur. La seconde expérience de M. Volpicclli, que nous tenons encore à citer, est à l’abri de cette objection ; elle consiste à toucher les différents points de la surface du cylindre induit avec un plan d’épreuve assez petit pour qu’il puisse se confondre avec l’élément de sUrface sur le([uel on l’applique; un disque de cuivre d’un demi-centimètre de diamètre et d’un quart de millimètre d’épaisseur, fixé avec de la cire d’Espagne à l’extrémité d’un tube de verre très-mince, rempÜt celte condition. Après avoir vérifié qu’il n’y a pas transport sensible d’électrijcité à travers l’air, eutre les corps induit et inducteur, vérification toujours nécessaire, ou touche avec le petit plan d’épreuve l’extrémite du cylindre induit la plus voisine de l’inducteur, et on trouve l’électricité semblable à celle de l’inducteur; on en trou \e dans tous les points de la surface du cylindre induit d’un bout à l’autre; d’où l’on conclut que l’électricité induite de nom contraire à celle de l’inducteur n’a pas de tension, et que celle de même nom, qui est libre, est distribuée sur toute la surface du cylindre induit, comme s’il ne posséthiil point d’autre électricité. Si le plan d'épreuve est de grande dimension, il se charge alors d’éleciri-
cilé de nom contraire Melle de l’indiicleur, ce qui tient à ce qu’il joue luî-même le rôle d’un corps induit .qui garde toujours, après avoir été soustrait à l’induction, Une portion de l’électricité induite, celle de même nom que l’électricilé inductrice s’étant én partie dissipée dans l’air.
Malgré tout ce que cette dernière cxiiérienre présente de spécieux en faveur de la thèse que soutient M. Volpicelli, nous avons de la peine, nous en convenons, à comprendre cet état de l’électricité tel qu'elle peut perdre ses pro[>riélés ordinaires, sauf à l’égard de Télectrieilé des corps inducteurs, et il nous en coûte de renoncer aux lois si simples et si générales lie l’équilibre des forces électriques, telles qu’elles' ont été établies par Poisson. Aussi croyons-nous que, tout en prenant en sérieuse considération les expériences si remarquables de M. Volpicelli, il faudrait les varior encore en les étudiant de plus près, en vue de chercher si elles sont réellement inconciliables avec l’ancienne théorie; celle du plan d'éprenvc en particulier mériterait un pareil exanTen. C’est une recherche que nous nous permettons de recomuiandcr A l’attention des physiciens, et avant tout à celle de M. Volpicelli lui-même qui a ouvert ce nouveau champ d’investigations., *
Noué ne pouvons pas passer sous silence, à-l’occasion de l’iirduction électrostatique, la discussion remarquable qui s'est élevée entre MM. lliess èt Faraday surlc rôle des diélectriques dans cette induction *. M. Faraday, comme nous l'avons dit, n’admettant pas d’action à distance, estime que l’induction s’opère par l’intermédiaire des particules isolantes qui séparent le corps induit du corps inducteur, et en particulier par l’intermédiaire dés particules d’une plaque de gomme laque, si c’est une semblable plaque qui est rnterpoSée. Il résulte de là des différences entre les divers corps isolants, soit diélectriques, quant à leur faculté de transmettre l’induction. Suivant M. Riess, toute plaque intermédiaire entre un corps inducteur et un corps induit, qu’elle soit d’une substance conductrice ou non, est immédiatement chargée par l’induction, des deux électricités qui
■ Arclûces des sciences physiques {U. unic.i, t. XXXI, p. ix.
AHPKNUICE.
soQt disposées d'une oerlaine ràanière sgr les deux faces de la plaque. La distribution des deux électrieités ne peut pas être déterminée d’une manière rigoureuse dans le cas de la plaque non conductrice comme il peut l'ètre dans le cas de la plaque conductrice; mais il n’en résulte pas qu’il y ait une différence essentielle entre l’action d’un corps conducteur et celle d’un corps isolant, relativement à l’induction électrostatique , quoiqu’il soit bien évident que la manière dont l’induction se produit sur une plaque conductrice et sur une plaque non conductrice ne soit pas la même à tous égards. Les deux savants physiciens invoquent chacun en faveur de leur opinion une expérience danslaquelle un disque de gomme laque placé sous * l'inâuepce du conducteur positif d’une machine électrique et exposé sur celle de ses surfaces qui n’est pas tournée du côté dh conducteur, à l’action de la flamme d'une lampe à alcool, se trouve électrisée négativement. Mais M. Uiess remarque avec raison que cette expérience est très-complexe, le rôle de la flamme d’alcool étant moins simple que ne le suppose M. Faraday, et il parvient à expliquer l’état négatif de la surface exposée à la flamme, qui d'après la théorie de l’induction devrait être positive, sans être obligé de renoncer à cette théorie et d’admettre les idées de M. Faraday. Nous avons déjà remarqué ‘ qu’on peut concilier le principe de l'action à distance avec les effets obtenus par M. Faraday sur l’influence des diélectriques, en admettant que ces derniers se polarisent'quand ils sont placés entre deux corps chargés d’électricités contraires.
$ 2. Influence de* urdona m£cRnli)aea enr l*almantaUou.
Nous avons parlé déjà, maïs en très-peu de mots’, des expériences de M. de Wcrtlieim, sur l’influence de la torsion sur le magnétisme; mais dès lors des expériences de ce savant, d’un grand intérêt, sont venues compléter son travail’. On savait
*' T' me I, paee i tG
* Time I, page SIS.
* ÀHiielt* de cAiinie et de phfsiquc., tome !.. |>. :tS6. r