POUVOIR
QUAKTITÉS
MÉTAUX
ëe
âALCTTIMmilT.
ouuvm »âcA«ns.
Arçent.
Cuivre.
Or.
Cadmium.
Laiton.
Palladium.
Fer.
Platine.
Étain.
Nickel.
Plomb.
* Voyez la note finale D, pour les détails relatifs aux loto du réchauffement des fils par les décharges électriques.
GHUlim IT LUMIÈIUI ÉLSCTUQtJES. 171
La comparaison qu*on pout faire entre les deux espèces de valeurs que renferment pour un même métal les deux premières colonnes de la table ci-dessus montre qull n*y a pas de rapport direct entre elles. Mais on arrive à un résultat plus satisfutant en transformant les nombres de la seconde colonne, qui expriment les élévations relatives de température, en quantités relatives de chaleur. Pour cela, il faut multiplier chacune de ces valeurs par la chaleur spécifique et la densité du métal auquel elle 06 rapporte, et diviser le produit par le produit de la cha<' leur spécifique et de la densité du platine, qui est toujours pris pour unité. On obtient ainsi les quantités de chaleur relatives que la décharge électrique développe dans chaque métal, celle qui est développée dans le platine étant prise pour unité; la troisième colonne de la table ci-dessus renferme ces valeurs. On voit qu'elles diifèrent très-peu des nombres qui expriment la force de ralentissement, de sorte'que cette force, et la quantité de chaleur développée dans un métal, peuvent être regar^ déea comme proportionnelles Tune à l'autre, et que, lorsqu'on a déterminé pour un métal la première de ces deux valeurs, ce qui est toujours facile, on peut facilement en déduire la se^ conde, et par conséquent le pouvoir de réchauffement des mé* taux. Voici la règle générale :
On trouve le pouvoir reljaiif de rieJiauffemênt élêciriqve d'un métal en divisant sa force de ralentissement électrique par sa chaleur spécifique et par sa densité.
n résulte de la combinaison de toutes ces diverses lois, qu'on peut exprimer par une formule générale la quantité de chaleur dégagée dans chacun des fils métalliques qui, liés bout à bout , composent une chaîne à travers laquelle passe la décharge électrique. Cette formule conduit au principe suivant:
Dans des fils métalliques quelconques liés à la suite les uns des autreSy et qui servent en même temps à décharger une batterie électrique y Use dégage des quantités de chaleur. qui sont exactement proportionnelles aux ralentissements que chacun de ces fils pris séparément produirait sur une décharge électrique quelconque. Ce principe général, et la formule qui y a conduit, s'appliquent
172 TRANSMISSION PE l'ÉLEGTRICITÉ.
également au cas le plus simple, celui d'un seul fil mis dans le circuit, et on obtient ainsi la quantité de chaleur dégagée dans ce fil.
Si les fils métalliques qu'on met successivement les uns après les autres dans le circuit de la batterie sont de même diamètre, et qu'on leur donne des longueurs qui soient en raison inverse de leur force de ralentissement, la formule indique la même quantité de chaleur pour chacun d'eux, pourvu que l'accumulation d'électricité dans la batterie soit la même. Ainsi, supposons que l'on décharge successivement une batterie électrique avec des fils de même diamètre et de nature différente, dont les longueurs soient, pour chaque métal, inverses de sa force de ralentissement, et représentées, par conséquent, par les nombres du tableau ci-joint : savoir, par exemple, 148, 7 pouces pour le fil d'argent, 88, 8 pour le fil d'or, 15, 5 pour le fil de platine; on trouvera, il est vrai, que tous ces fils éprouvent, par l'effet de la décharge, des élévations de température très-différentes, mais que, si on les suppose entourés de glace pendant l'expérience, ils en auront fondu, pour revenir à leur température primitive, exactement la même quantité, c'est-à-dire que la quantité totale de chaleur dégagée chez chacun d'eux aura été la même ; ce qui explique pourquoi leur température est d'autant plus élevée qu'ils sont plus courts.
Table des Taleurs inTenet de la force de raleutitsement, cette force étant de iOO pour le cuÎTre.
Argent 448.7
Cuivre 100
Or 88.87
Cadmium 38.35
Laiton 27.70
Palladium iSAS
Fer 17.66
Platine 15.52
Étain *. 14.70
Nickel 13.15
Plomb 10.31
S 4. Ijmiu éea eWeim calorlfl^ves prodvtte par le paMMi|pe ées ite eeatlBVs à tniTers 4e boas ceadvetearB.
Les résultats obtenus par Riess ont eu le précieux avantage de préciser d*une manière rigoureuse cette dépendance qu'on avait déjà, avant lui, reconnu exister entre les effets calorifiques de Félectricité dynamique d'une part, et la quantité et la vitesse de cette électricité d'autre part. C'était en étudiant la puissance calorifique du courant voltalque qu'on avait découvert cette dépendance, sans cependant en avoir établi exactement les lois. Ainsi, j'avais déjà montré en 1830 que la raison pour laquelle une pile à grandes surfaces, composée de couples nombreux, était préférable à une pile formée d'un grand nombre de couples à surfaces moindres, pour le développement de la chaleur dans des fils métalliques placés dans leur circuit, était que le courant dans le premier cas avait une plus grande vitesse, et qu'il fallait, pour que l'effet calorifique fût à son maximum, que la résistance de la pile ne dépassât pas celle du fil placé entre ses pAles. Plus tard, je fis voir que l'effet calorifique diminuait avec l'intensité ou la vitesse de l'électricité , dans une proportion beaucoup plus forte que cette intensité ou cette vitesse. Pour cela, ayant mis l'hélice du thermomètre de Bréguet ' dans le circuit d'une pile de huit couples de zinc et de cuivre, qui avaient chacun 0 "^ 21 carrés de surface, et qui étaient chargés avec un mélange de 40 parties d'eau, de 2 d'acide sulfurique et d'une d'acide nitrique, je fis passer le courant à travers une certaine étendue d'acide nitrique concentré, placée dans une auge prismatique en verre, et qu'on pouvait séparer en deux ou plusieurs compartiments au moyen de diaphragmes en platine. Un galvanomètre magnétique à gros fil était également dans le circuit. Voici les résultats :
> Tomel, page 31, flg. 21.
imimMIMION M L'feBCTRIOITi.