‹ Traité d'électrochimieChapitre 12 sur 65 · THÉORIE DE LA DISSOCIATION ELECTROLYTIQUK · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA DISSOCIATION ELECTROLYTIQUK

dirigée vers Tintérieur n*esl opposée qu'une pression d*une fraction d'atmosphère dirig-ée vers l'extérieur, cette dernière provient justement du sucre qui se comporte dans le volume d'eau comme un ^az dans un espace clos. Même pour les dissolutions les plus concentrées la pression sur la surface de la solution due au corps dissous reste très inférieure à la pression interne, de telle manière qu'il subsiste toujours une pression de plusieurs centaines d'atmosphères dirijsç'éc vers l'intérieur. D'après cela on comprend que le vase contenant la solution ne peut être brifté par la pression osmotique, puisque, en dehors du poids du liquide aucune pression ne s'exerce sur les parois.

Nous pouvons cependant faire apparaître la pression osmotique aussitôt que nous utilisons une membrane semi-perméable. Fermons le tube à la partie inférieure par une membrane de cette nature et plaçons-le dans de l'eau pure; l'eau entrera dans la solution de sucre. En effet, dans la solution partout où il y a une couche superficielle, la pression interne a et la pression inverse h du sucre dissous dirig-ée vers l'extérieur deviennent agissantes, alors que dans l'eau pure existe seulement a. Sur la membrane semi-perméable du côté de la solution s'exerce seulement la pression b, puisque la membrane étant perméable à l'eau, il n'y a là aucune surface et par suite aucune pression intérieure. La solution tend donc par suite vis-à-vis de l'eau pure à s'étendre et le peut dans ce cas puisque l'eau peut passer à travers la membrane Nous voyons ainsi la nécessité d'une membrane semi-perméable pour que la pression osmotique puisse se manifester, et on définit ainsi la pression osmotique comme celle exercée sur cette membrane. Le phénomène d'ascension de l'eau dans le tube sera peut-être encore plus compréhensible si nous nous rappelions ici l'action de la pompe à air. Dans le

conduisent à admettre cette pression. Ostwald, Allgcm. Chem., 2« ôilition, vol. 1, 538.

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