THÉORIE DE LA DISSOCIATION ÉLECTROLYTIQUE
tube jçarnî de la membrane plaçons aussi de l'eau pure, nous pourrons cependant amener la colonne de liquide à s'élever si nous diminuons la pression atmosphérique qui s'exerce sur elle. Par là nous diminuons la pression s'cxerçant sur la surface de l'extérieur vers l'intérieur; par la dissolution du sucre nous produisons une pression sur la surface dirigée de Pinlérieur vers l'extérieur; dans l'un comme dans l'autre cas le résultat doit être le même et c'est en fait ce qui a lieu (1).
Dès cette époque Van't Hoff avait insisté sur cette profonde analog'ie entre les g-az et les solutions étendues. Il put en outre déduire des lois de la pression osmotique des lois analogues pour des faits en apparence sans rapport avec elle, notamment pour l'influence des corps dissous sur la tension de vapeur et le point de cong-élation des solutions. Ces lois trouvées déjà empiriquement, principalement par Raoult, exprimaient que l'abaissement de tension ou celui du point de congélation d'un solvant par un corps dissous était proportionnel à la concentration et était le môme pour des solutions équimoléculaires, c'est-à-dire, telles que des quantités égales de solvant contenaient des quantités de corps dissous proportionnelles aux poids moléculaires. Celait là l'occasion offerte de faire un progrès essentiel dans la connaissance de l'état de la matière et notamment aussi de répondre d'une manière commode pour les composés solubles à la question de grandeur moléculaire, résolue seulement jusqu'alors pour les corps volatils.
Une grosse difficulté se montrait cependant et jetait une ombre regrettable sur la théorie des dissolutions si lumineuse sans cela. Presque tous les acides dissous dans l'eau, les bases et les sels donnaient, d'après la pression osmotique, la tension de vapeur ou le point de congélation, des poids
(i) Voyez pour une définition plus précise delà pression osmotique, Wanck, Zeitscbr. f. physik. Chem. 52, p. 584, 1903.