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THEORIE DE LA DISSOCIATION ELECTROLYTIQUE

comprenait le rapport entre le nombre des molécules actives et la somme des molécules actives et inactives. Pour une dilution infinie ce coefficient d'activité devait par suite égaler Tunité. Pour les dilutions moindres il était plus faible et devait être posé égal au rapport entre la conductibilité équivalente (nous verrons plus tard ce qu'il faut entendre par là) et sa limite supérieure correspondant à une dilution infinie. Mais la question de savoir quelle était la différence entre les molécules actives et inactives resta non tranchée.

Seulement après l'apparition du travail de Van't Hoff cité précédemment, Arrhéniusdans son travail sur la dissociation des corps dissous dans Teau, par comparaison des propriétés des électroljtes au point de vue de leur abaissement du point de congélation et de leur conductibilité, put donner à cette question une réponse inattendue et probante par l'hypothèse de la dissociation électrolytique.

Comme on Ta déjà remarqué, toute une série de corps, par exemple NaCl, donnait des abaissements du point de congélation trop élevés. Pendant qu'une molécule gramme de sucre dissoute dans 10 litres d'eau présentait un abaissement de 0**,185 une solution de NaCl fournissait une valeur presque double. En admettant que la loi de Yan't Hoff demeure applicable à ce cas, et que le NaCl se scinde en particules Na et Cl qui causent la valeur trop forte trouvée, on peut facilement calculer quelle fraction de gramme molécule est dissociée en ces deux parties. Si l'on désigne par i le rapport entre l'abaissement observé et la valeur que Ton devait obtenir, si la substance était normale, par k le nombre de particules en lequel chaque molécule se scinde (pour NaCl fe== 2, pour MgCl* A; = 3, etc.), et par a le degré de dissociation, c'est-à-dire le nombre des molécules dissociées divisé par leur nombre total, on a :

et

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