THÉORIE DE LA DISSOCIATION ÉLEGTROLYTIQUE
Arrhénius calculace degré de dissociation, ou plutôt comme il l'appela désormais ce coefficient (T activité , au moyen des déterminations des points de cong^élation d'un grand nombre de substances, et le trouva en bon accord avec les valeurs que lui avaient fournies les déterminations de conductibilité. Seuls conduisaient sensiblement les corps pour lesquels i était plus grand que i, c'esl-à-dire qui étaient en partie dissociés ; par suite la conductibilité ne pouvait résulter que de cette partie même et Arrhénius pour ce fait attribua aux particules des charg-es électriques et les nomma « Ions ».
Il ne manqua pas d'indiquer dès cette époque combien cette conception des ions libres jetterait de lumière sur toute une série de faits chimiques et physiques.
Il ne s'ag-it pas, comme nous voyons, d'une dissociation comparable à celle du sel ammoniac en vapeur. Les produits de dissociation en solution contiennent des charg-es électriques ; il prend naissance autant d'électricité négative que de positive. On peut maintenant se demander d'où viennent soudain ces quantités d'électricité. Elles paraissent bien en effet venir de rien.
Il nous paraît cependant qu'il n'est pas difficile de donner à cela une réponse satisfaisante. Considérons du sodium métallique et de l'iode métallique, si on peut s'exprimer ainsi, ils possèdent une certaine quantité d'énergie sous forme d'énergie chimique ou d'énergie interne ; le dégagement do chaleur résultant de leur réunion pour former l'iodure de sodium montre qu'une certaine quantité d'énergie est partie. Le composé iodure de sodium contient moins d'énergie que l'iode métallique et le sodium métallique ensemble. Cependant il en contient toujours une certaine quantité sur la grandeur de laquelle nous ne savons rien de plus précis ; si l'on vient à mettre l'iodure de sodium dans l'eau, celle quan-