‹ Traité d'électrochimieChapitre 26 sur 65 · MÉLANGES DE SOLUTIONS · texte numérisé non relu

MÉLANGES DE SOLUTIONS

COOH tombe à i/^, celle des ions C«H50C00' et des molécules, C^H^OCOOH au 4/5 et nous obtenons en remplaçant par ces nouvelles concentrations :

cl • c' i£!

C| Cj 4 c I c I

cest-à-dire qu'il n'y a pas de chang^ement dans le degré de dissociation, puisque les conditions d'équilibre restent remplies. En outre on voit aussitôt que les volumes initiaux des deux solutions mélangées sont sans importance et que si deux solutions sont isohydriques vis-à-vis d'une troisième, elles le sont aussi entre elles. Nous pouvons conclure de ce qui pré- ^cède que des solutions également concentrées des chlorures, bromures, etc., des mêmes métaux ou par exemple de nitrates de métaux très voisins, qui sont à peu près également dissociées, doivent être aussi à peu près isohydriques. La conductibilité d'un mélange de deux sels de cette sorte sera alors voisine de la moyenne arithmétique de leurs conductibilités personnelles, et on peut utiliser cette propriété dans l'analyse chimique. La conductibilité de deux solutions à môme pourcentage de KCl et KBr étant x^ et x^ une solution de même concentration d'un mélange des deux aura alors le pouvoir conducteur

x=^PiX^-h{i—Pi)x.^,

^'Pi est laquantitéde KCl dans Tunitéde quantité du mélange, et I — p^ g^jjg jg KBr. De la détermination de x p^ peut faci-,

^^Oient se déduire : p» = -| c. Gomme ici il ne s'agit

^^e des rapports de conductibilités, la mesure peut être faite

^*6c des unités quelconques, ou le mieux avec une des solu-

"ons pures comme résistance de comparaison. Les résultats

seVoQt d^autant plus exacts que les valeurs x^ et x^ seront plus différentes.

En g-énéral on fera bien de s'assurer de Texistence de ces propriétés additives, en préparant des mélanges de composition connue, car deux autres facteurs peuvent ici intervenir d'une manière gênante : d'une part la formation de combinaisons complexes et dans ce cas la formule précédente perd toute valeur et le fait même de la non-additivité peut servir à caractériser desomblables composés; del'autre le changement du degré de dissociation et de la résistance de frottement par le changement de milieu. Une solution de KCl est par exemple plus dissociée dans l'eau pure que dans un mélange d'eau et d'acide acétique (voyez plus loin) à moins que la quantité d'acide acétique ne soit négligeable devant celle de l'eau. D'après ceci l'adjonction de quantités notables d'acide acétique ou de quelque autre corps pourra changer la conductibilité d'un électrolyte (4).

En appendice à ce qui précède nous dirons encore que les conductibilités peuvent être utilisées dans un autre cas pour l'analyse chimique, notamment d'après les recherches de Hollemann (2), F. Kohlrausch et F. Rose (3) pour la détermination de la solubilité de sels peu solubles dans l'eau: déterminations qui par les méthodes ordinaires ne peuvent être qu'approchées.

Dans une solution aussi étendue, on peut admettre une complète dissociation, alors Acp = AQo. La formule

Acp=A^ = C. -^

où les lettres ont la signification donnée pages 97-98 nous four-

H) Voyez par exemple Zeitsclirin, f. physik. Chom. 40, p. 222, 1902.

(2) Zeitschr. physik. Chem. 12, p. 125, 1893.

(3) Zeitschr. physik. Chem. 12, p. 234, 1893. Voyez aussi Silzungsber, der Kgl. P. Akad. d. Wiss. Physik. Mathem. Kl. 41, p. 1018j 1901.

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