‹ Traité d'électrochimieChapitre 32 sur 65 · PRESSION , ÉLECTROLTTIQUE DE DISSOLUTION · texte numérisé non relu

PRESSION , ÉLECTROLTTIQUE DE DISSOLUTION

mement petite en prenant des solutions très pauvres en ions.

Si nous avons un corps qui fournit des ions négatifs, par exemple le chlore, il y aura une analogie complète. Si la pression osmotique des ions chlore est plus grande que la pression de dissolution électroly tique, les ions chlore passeront à l'état de chlore ordinaire et V u électrode chlore » deviendra électriquement négative ; dans l'autre cas elle se charge positivement. Autant que nous le savons, tous les corps fournissant des ions négatifs onten réalité une haute pression de dissolution.

Nous avons jusqu'ici parlé de la pression de dissolution électrolytique comme si elle représentait une grandeur constante. Cependant comme la tension de vapeur et la pression de dissolution ordinaire elle n'est constante que dans des conditions déterminées; quand la température, la concentration des corps considérés, le corps formant la matière des électrodes restent inaltérés.

C'est un fait généralement connu que la tension de vapeur de l'eau change fortement avec la température ; il paraît moins connu qu'elle dépend aussi de la concentration deTcau et devient plus grande à concentration croissante. Nous rappellerons d'abord que quand deux vases cont^'nant de Tcau sont placés dans un espace clos à des hauteurs diflPérenles, l'eau du vase supérieur distille graduellement dans celui qui est au-dessous. Car l'eau dans le premier vase est en équilibre avec la vapeur d'eau qui la surmonte; sur l'eau du second vase s'exerce en outre le poids d'une colonne de vapeur d'eau de hauteur h, si h est la différence de hauteur des deux vases. Cette pression totale est plus grande que celle qui correspond à l'équilibre entre l'eau et la vapeur, et par suite il y a condensation. Par suite l'équilibre pour l'eau qui se trouve dans le vase supérreur est rompu, elle se vaporise en partie et ainsi de suite jusqu^à ce que toute l'eau se soit réunie dans le vase inférieur.

FORGES ÉLEGTROMOTRIGES

Dans la figure suivante (1) se trouve en F de l'eau pure en L une solution quelconque séparée de Teau pure par une membrane semi-perméable.

Supposons les deux liquides en équilibre osmotique. La pression de la vapeur à la surface de la solution (p^) doit être plus petite que la tension de vapeur de Teau en F (p), et on doit avoir aussi Pi +a;=p, où x égale le poids de la colonne /^^^^^^^^^ <ie vapeur d'eau, dont la hauteur égale la ff y différence de niveau des deux liquides.

S'il en était autrement il distillerait de r«au de l'une des surfaces à l'autre, l'équilibre osmotique serait rompu, il passerait de l'eau à travers la membrane semi-perméable dans une direction pour rétablir Téquilibre, etc. etc., en un mot nous aurions ainsi un cycle continu qui noujS permettrait de transformer en travail une quantité illimitée de chaleur à la température supposée constante du milieu environnant (par distillation de vapeur d'eau) et cela est impossible d'après le second principe de l'Energétique.

Si nous fermons en haut le tube ascendant par une membrane perméable seulement à la vapeur d'eau et si nous amenons entre cette membrane et la surface du liquide une certaine quantité d'un gaz insoluble dans le liquide, elle exercera une certaine pression. La surface devra s'abaisser. De plus il sera nécessaire pour l'équilibre que la tension de vapeur p\ sur la surface de la solution augmentée de la pression de la colonne de vapeur /i*, dont la hauteur est égale à la différence dos deux niveaux soit égale à la tension de l'eau pure. Gomme p est resté le môme, que /i* est plus petit que h, par

Fig. 23.

(1) Zeitschr. physik. Chem., 3, p. 115, 1889.

Page 1