POTENTIEL DE FORMATION AUX ELECTRODES
exemple des solutions dcspersulfates qui se transforment en sulfates avec dég-a^ement d'oxyg'ène et n'atteignent que pour une très faible concentration le bas potentiel nécessaire à leur stabilité relative. Nous ne pouvons parler qae d'une stabilité relative car tous les oxydants et tous les réducteurs se transforment avec les ions H' et 0' ou les charges gazeuses correspondantes de telle manière que leur chute de potentiel tend vers la valeur que Toxygène de Tair possède vis-à-vis de la solution parce qu'il est présent en quantité inépuisable et qu'il a par suite une concentration invariable. Notre précédente électrode de fer ne sera par suite en équilibre stable à l'air que si elle est dans une solution dont la concentration des ions 0'- (ou OH') est telle que l'électrode oxygène de l'air possède par rapport à elle le potentiel 0*',99.'On suppose en outre ici que la concentration de l'hydrogène dans l'électrode demeure invariable. Gomme rigoureusement parlant celle condition ne serait remplie que si l'hydrogène existait dans l'atmosphère à la pression correspontlante, ce qui n'est sûrement pas le cas, nous arrivons à cette conclusion que nous ne sommes jamais en présence d'un état d'équilibre absolu. Cependant en pratique, comme la diffusion du gaz de l'électrode dans Tair environnant ne s'effectue que très lentement, aussi longtemps que sa pression ne dépasse pas trop une atmosphère, nous pouvons dans ces limites compter sur un état stable.
Ces considérations nous amènent à un résultat important. Les réducteurs pour lesquels e est <0^,0 ne seront plus stables en solution normale d'ions H* mais le seront encore dans une solution moins concentrée par exemple dans une solution contenant des ions OH'. En effet plus la concentration des ions H* est faible plus est élevée la chute de potentiel (comptée négativement) de l'hydrogène à la pression atmosphérique vis-à-vis de la solution, et plus est élevée aussi la valeur que peut atteindre la différence de potentiel du réducteur sans dég-ag-er d'hydrogène. Un grand nombre de métaux ordinaires