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ÉLEGTROLYSE AVEC COURANT ALTERNATIF

L*électrode devenait plus active par une polarisation cathodique continue ; la vitesse de la réaction de dépolarisation y devenait plus grande. Cette activité croissante se manifestait de telle manière que partant d'une intensité donnée et d'un potentiel élcctrodique déterminé par un fort dégagement d'hydrogène, l'intensité allait croissant pendant que le potentiel diminuait et le dégagement d'hydrogène cessait ou faiblissait. L'état actif était peu stable: une courte interruption du courant rétablissait l'état initial.

Nous arrivons ainsi à cette conclusion que dans les réactions élcctroly tiques non seulement le potentiel joue un rôle mais aussi qu'il y a une influence catalytique de la matière de l'électrode.

Les travaux de Lorenz par exemple ont montré que des phénomènes analogues à ceux des solutions aqueuses s'observent pour l'électrolyse des s.els fondus (1).

Electrolyse avec courant alternatif {2). — Si on emploie au lieu de courant continu le courant alternatif symétrique on comprend immédiatement que avec des électrodes réversibles on ne pourra observer aucun changement dans la solution électrolysée puisque ce qu^une phase du courant produit est détruit par la phase suivante.

Au contraire dans l'électrolyse de systèmes comme: Cuivre — Solution acide desulfate de soude — Cuivre — la quantité <le cuivre mise en solution dépend du nombre de périodes du courant employé; quand ce nombreest petit la diffusion ou la con- V3ction écartent de l'électrode une fraction plus ou moins

(i) Le Blauc et Brode: Electrolyse des alcalis fondus. Zeitschr. f. Electroch. 8. p 697,1902.

(2) Le Blanc et Schick : Communication au 5* Congrès de chimie appliquée Voir aussi les intéressantes recherches de Drochel (Journ. î. prakt. Cliemie., Volumes 29, 34, 38), dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer ici.

grande des ions envoyés en solution à la première action du courant, de telle sorte que dans la phase suivante le courant rencontre trop peu d^ions Cu" et doit décharg^er des ions H' et Na. Avec une densité de 0,046 Ampère par cm^ les recherches montrèrent que par 1000 périodes par minute il n j avait plus guère de cuivre passé en solution. De même dans Télectrolyse du système : Platine — SO*H- — Platine. Audelà de ce nombre la quantité d*Oxvgène et d'hjdrogène devient pratiquement nulle.

Quoique en disent certains brevets le courant alternatif ne convient nullement pour préparer les combinaisons peu soin blés.

Deux électrodes de cadmium donnent par exemple un rendement théorique en CdS dans une solution deS'O^Na* avec le courant continu et dès 1000 périodes par minutes le rendement tombe à quelques pour cent. On pourrait peut-être penser que le rendement en GdS dépend de la vitesse de formation du précipité solide qui empêcherait alors la précipitation du cadmium sur Télectrode ; ceci n'est pas car le CdS fraîchement séparé et se trouvant sur la cathode est détruit aussitôt par le courant continu et disparaît sans que rhydrogène apparaisse si la densité du courant n'est pas trop élevée; l'hydrogi-ène n'apparaît qu'après la disparition du CdS. La vitesse de reformation des ions Cd" au dépens du CdS solide est bien assez grande et le système: Cadmium — Na^S-03 dissous — Cadmium se conduit comme le système étudié précédemment:

Cu — Solution de XaHSO* — Cu

Des phénomènes tout différents se produisent si on électrolyse p. ex. une solution de CAzK avec deux électrodes de cuivre. Même avec 1000 périodes par minute, le cuivre se dissout quantitativement ou à peu près à l'état d'ions cuivreux pendant qu'une quantité équivalente d'Hydrogène se

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