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cathode et le plomb inattaqué à Tanode, bien que celui-ci soit plus électropositif que celui-là.
Si les métaux insolubles sont en très petite proportion, ils tombent à Tétat de schlamms sur le fond ; sinon ils restent à l'état de carcasse solide à l'anode ; dans ce dernier cas, il peut se faire que cette carcasse finisse, au terme de l'opération, par se dissoudre, si peu soluble qu'elle soit, pour précipiter ses métaux à la cathode ; ce qu'il faudra éviter avec soin.
2. La séparation de deux métaux solubles tous deux dans le bain employé, si la proportion du métal électronégatif est laible, s'il est notablement plus électronégatif que l'autre et si l'on a soin de faire usage d'un courant de faible intensité relativement à la surface d'électrodes; ce sont en effet les trois conditions les plus favorables pour empêcher la dissolution du métal électronégatif.
D'après M. Kiliani, dans un alliage de 1 partie d'argent et 2 parties de cuivre, l'argent commencerait déjà à se précipiter aussitôt que l'anode renferme 9 p. d'argent et 1 p. de cuivre; tandis que si l'alliage renferme 1 p. d'argent pour 9 p. de cuivre, on obtient du cuivre pur jusqu'à ce que l'anode renferme 99 p. d'argent pour 1 p. de cuivre.
3. La séparation de deux métaux tous deux solubles dans le bain employé, même quand l'alliage est riche en métal électronégatif, si, tout en se servant d'un courant de faible intensité, on interpose entre l'anode et la cathode un cadre contenant des grenailles du métal électropositif, pour précipiter le métal électronégalif qui pourrait entrer en dissolution.
Par exemple, en employant une anode composée de cuivre et d'argent, un bain d'acide sulfurique dilué et un cadre contenant de la grenaille de cuivre maintenue de chaque côté par une toile de coton [procédé André, § 236], l'argent dissous est précipité par le cuivre et ne peut arriver à la cathode.
4. La séparation de deux métaux tous deux solubles dans le bain si, par un artifice, on parvient à permettre la réduc-
tion partielle seulement du sel de Tun des métaux. M. Marchese [voir 8® partie le traitement des minerais] empêche la précipitation simultanée du fer et du cuivre dans un voltamètre sulfure double de cuivre et de fer — sulfate double de cuivre et de fer — cuivre, en maintenant dans le bain une proportion convenable de sulfate ferrique. Par une circulation bien réglée, le sulfate ferreux échappe à l'action électrique aussitôt qu'il est formé. Le liquide, électrolysé une première fois, est amené en contact avec des oxydes de fer et de cuivre. Le sulfate ferreux se peroxyde en même temps que le liquide, grâce à l'acidité du bain, se recharge d'une nouvelle quantité de sulfate de cuivre. La circulation ramène alors la solution dans les vaisseaux électrolytiques et la même série de phénomènes se reproduit jusqu'à ce que le liquide, trop chargé de sels de fer, soit soumis à une cristallisation qui élimine ces derniers à l'état de vitriol vert. Le fer échappe ainsi à la réduction et le cuivre seul est obtenu à la cathode.
Chaque cas particulier doit être étudié avec soin; il est quelquefois possible d'obtenir, grâce à un petit détail, des résultats importants.
Ainsi, quand on doit électrolyser du cuivre argentifère et aurifère, on fait usage d'un bain de nitrate de cuivre. L'or, insoluble dans le bain, reste à l'anode et tombe au fond ; le cuivre, plus électropositif que l'argent, se précipite d'abord pur à la cathode et, à la fin, le mélange d'argent et de cuivre qui se dirige vers la cathode est pulvérulent (si le courant est convenablement affaibli) et tombe sous la cathode.
En laissant ce dépôt en contact avec le liquide pendant quelque temps après l'électrolysation , le cuivre finement divisé du dépôt précipite l'argent de la solution et l'on finit par obtenir à la cathode le cuivre recouvert par une mince couche de cuivre argentifère compact et la plus grande partie des métaux nobles sur le fond à l'état de schlamms.