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ÉLECTRODIAGNOSTIC DANS LES MALADIES CÉRÉBRALES

jourd'hui, quand nous cherchons ù nous expliquer ces résultats. Et d'abord, nous pouvons admettre des actions réflexes, dont les unes concernent les voies vaso-motrices et exercent aussi leur influence sur la lésion elle-même (peut-être même déploient-elles des effets trophiques, d'une manière encore inconnue); les autres sont transportées sur les voies motrices paralysées et y exercent une influence an ti paralytique, comme je vous l'expliquerai plus tard, à propos des paralysies. Au reste, il est permis de croire, comme Brenner l'a démontré en détail, que, dans les parties périphériques elles-mêmes, soit par l'effet de la lésion cérébrale en soi, soit par le repos longtemps forcé et par l'inertie des membres paralysés, toute sorte de troubles nutritifs moléculaires et autres, se sont produits, qui sont ensuite supprimés par le courant électrique. De celte façon, on réduit le trouble fonctionnel à sa grandeur réelle, déterminée parl'anatomie.

Voilà pourquoi, dans tous les cas qui s'y prêtent, on doit tenir compte du traitement périphérique. C'est précisément dans les formes morbides invétérées et non encore traitées par l'électricité, que l'on trouve des guérisons d'une rapidité surprenante, quoique partielles.

Avant de parler des formes spéciales des affections cérébrales, qui peuvent devenir l'objet de Félectrothérapie, permettez-moi de faire quelques courtes réflexions sur / 'éleclrodiagnoslic dans les maladies cérébrales ; ces réflexions ne peuvent s'appliquer qu'aux nerfs moteurs et aux muscles ; nous pouvons laisser de côté les nerfs sensibles et ceux des sens, en réservant pour les chapitres spéciaux le peu que nous en savons.

En thèse générale, on peut dire que : l'excitabilité électrique des nerfs moteurs et des muscles reste le plus souvent invariable, aussi bien sous le rapport de la quantité que sous le rapport de la qualité, dans les maladies cérébrales et spécialement dans les paralysies qui émanent du cerveau. Cette règle souffre toute une série d'exceptions, que l'on peut aisément spécifier, mais qui n'ont pas d'importance pratique.

Une faible élévation de l'excitabilité électrique se manifesta assez souvent dans les paralysies apoplectiques, peu de temps après leur apparition et, dit-on, aussi dans les paralysies accompagnées de contractures, mais elle est ordinairement insignifiante et ne tarde pas à disparaître. On trouve quelquefois des phénomènes analogues dans certaines variétés de crampes, qui peuvent être d'origine cérébrale, comme par exemple la chorea minor. Je ne sais s'il faut ranger i«i la tétanie avec son élévation si considérable d'excitabilité.

On a trouvé quelquefois une modification qualitative de l'excitabilité galvanique des nerfs, dans des tumeurs cérébrales et dans d'autres af-

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fections et, incidemment aussi dans les psychoses; mais tout cela n'est pas d'une importance diagnostique notable.

Une simple diminution de V excitabilité électrique (sans modification qualitative et sans réaction de dégénérescence) se rencontre quelquefois dans les hémiplégies, dont est frappée la jeunesse et même l'enfance (après une encéphalite, une hémorragie) chez lesquelles se manifeste aussi un relard dans la croissance des os et dans la nutrition des muscles.

Enfin la réaction de dégénérescence se produit quelquefois là où les nerfs du cerveau (facial, trijumeau, hypoglosse et accessoire), ont éprouvé une grave lésion, à la base du crâne, comme par exemple dans les tumeurs de la base, fractures du crâne, etc., ou dans des cas où les régions centrales des nerfs moteurs du cerveau sont malades (comme, par exemple, la réaction partielle de dégénérescence dans la paralysie bulbaire progressive, la complète dans des tumeurs de la protubérance, etc.), ou enfin, dans des cas très rares, même là où une dégénérescence descendante et secondaire des voies pyramidales empiète sur les colonnes antérieures grises de la moelle épinière et provoque ainsi l'atrophie dégénérative dans la zone des régions nerveuses médullaires.

Mais, dans les paralysies cérébrales si nombreuses après l'hémorragie ou l'embolie, l'excitabilité électrique reste ordinairement sans modifications, souvent pendant dix ans, et après cela, même avec des méthodes d'exploration perfectionnées, on ne peut constater la moindre différence entre les deux côtes.

Je vais vous donner maintenant de courtes indications concernant le traitement des différentes formes de maladies; elles ne peuvent naturellement pas entrer dans tous les détails et pratiquement elles peuvent, dans les différents cas, subir toute sorte de modifications. Ses nuances individuelles sont d'ailleurs si considérables qu'on ne peut ici que donner des instructions générales en ce qui concerne le traitement.

Parmi les troubles fonctionnels du cerveau, je n'en ai plus qu'un petil nombre à signaler. Les plus importants (chorée, épilepsie, hystérie, paralysie agitante, etc.), m'occuperont d'une manière spéciale dans mes leçons prochaines: quant aux psychoses, je vais en parler immédiatement. Occupons-nous donc, en première ligne, de la névrosthénie cérébrale, forme morbide si fréquente; qui a été décrite récemment sous différenls noms et à laquelle on a maintenant assigné une place fixe dans la nosologie. Ses principaux symptômes son! une pression à la tête, une lourdeur de tète, insomnie, dégoût et incapacité de travail, état d'hypochondrie et de dépression, troubles vaso-moteurs, différents

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