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ATROPHIE MUSCUL. MÉTHODES DE TRAITEMENT

ladie dans la moelle épinière. Le plus souvent c'est le renflement cervical qui constitue le siège principal delà lésion, puis le renflement lombaire, la moelle dorsale et finalement on constate bien des fois la participation de la moelle allongée. D'après cela, c'est chose très facile que de choisir la méthode de traitement : tout d'abord, je procède à la galvanisation de la moelle cervicale et du sympathique, où l'on pose l'An sur le renflement cervical ; ensuite action de la Ka sur celui-ci. Dans cette opération, le pôle positif peut se trouver sur le sternum, éventuellement sur le renflement lombaire ou sur les nerfs périphériques. L'important est de faire agir successivement et d'une manière stable les deux pôles, avec une force de courant modérée sur toutes les parties malades de la moelle épinière.

À cela s'ajoute ensuite régulièrement encore une galvanisation d'une force modérée ou bien aussi une faradisation des régions nervo-musculaires les plus malades (Pôle négatif labile, pôle positif sur le foyer de l'affection à la nuque ou dans la région des reins). Dans cette application périphérique, vous devrez éviter des courants trop forts, qui peuvent aisément faire du mal et une excitation trop forte serait capable d'accélérer le processus dégénératif dans les muscles. Sur ce point, l'état du malade donne ordinairement des indications immédiatement après chaque séance. — Le traitement doit être continué jusqu'à ce qu'il y ait des résultats favorables ou jusqu'à ceque l'impossibilité d'obtenir des succès soit nettement constatée.

Un traitement exclusivement faradique de la maladie (soit d'après la méthode de Duchenne, avec la faradisation locale de tous les muscles en question, soit plutôt avec la faradisation générale) ne devra être employé que si l'on n'a pas de courant galvanique à sa disposition. L'emploi de l'irritation diplégique (voir pages 203 et suivantes), comme méthode thérapeutique n'a pas été jugé avantageux pour l'atrophie progressive des muscles.

Le traitement galvanique de la sclérose latérale amjjotrophique, qui a une incontestable parenté avec l'atrophie musculaire progressive et qui est caractérisée par une sclérose simultanée des voies pyramidales (manifestation de la paralysie spinale spasmodique), devra être dirigé essentiellement d'après les mêmes principes, en ayant égard particulièrement à la dégénérescence restiforme, qui exige une action sur l'ensemble de la moelle épinière. Dans cette maladie, on rencontre, aux extrémités supérieures atrophiées, d'une manière plus ou moins nette, la DR partielle et au contraire aucune modification notable aux extrémités inférieures parésiques et non atrophiées. Le pronostic de cette maladie parait aussi défavorable que celui de l'atrophie musculaire progressive.

il. Dans la paralysie ascendante aiguë, forme de maladie que l'on ne peut pas encore caractériser, cliniquement ni anatomiquement, d'une manière tout à fait précise, on a vu, dans la phase de la convalescence, à différentes reprises, des effets très favorables dus à l'emploi du courant électrique. On dit qu'un des traits caractéristiques de cette maladie est l'intégrité complète de l'excitabilité électrique, dans tous les sens ; mais ses rapports avec la forme ascendante de la polyomyélite antérieure aiguë ont besoin d'être déterminés avec plus d'exactitude.

On se demande si l'emploi du courant électrique ne peut pas être tenté dès les premières phases de la maladie, tant qu'elle est progressive. A priori le fait me paraît justifiable, attendu qu'il ne s'agit que de troubles impalpables et que, dans ceux-ci, les actions catalytiques du courant peuvent se produire. J'emploierais donc l'application des courants stables, modérément forts, tout le long de lacolonne vertébrale tous les jours, une et même deux fois, pendant trois, quatre ou cinq minutes.

12. Les dégénérations secondaires de la moelle épinière n'ont été jusqu'ici que rarement l'objet d'un traitement électrique. On ne pourra même proposer un pareil traitement pour les dégénérations secondaires ascendantes, car généralement nous ne les diagnostiquons pas, mais nous ne pouvons tout au plus que les conjecturer parce qu'elles ne nous offrent pas de symptômes connus.

Il n'en est pas de même de la dégénération secondaire descendante des voies pyramidales, surtout dans les maladies du cerveau (hémorragies, foyers de ramollissement, etc.). Ici cependant on admet assez généralement que cette dégénération exerce une certaine influence sur la physionomie de la forme morbide, qu'elle détermine précisément l'exagération des réflexes tendineux et des contractures paralytiques ultérieures dans les parties paralysées et ces dernières sont précisément parfois un obstacle à l'amélioration ou au rétablissement de la motilité. Ainsi, dans bien des cas, spécialement quand l'affection primitive s'améliore, disparait, ce serait un bienfait pour les malades que de supprimer la dégénération secondaire. Et n'est-ce pas pour des cas semblables que se recommande en première ligne le traitement par le courant galvanique ? La méthode est la même que celle de toutes les dégénérations funiculaires de la moelle épinière. J'ai l'habitude d'essayer d'abord une action stable, et durant plus longtemps, du pôle positif sur toute l'étendue de la moelle épinière, le pôle négatif étant alors placé sur le sympathique du cou ; dans les cas plus invétérés, je fais ensuite agir le pôle négatif (absolument comme pour le tabès). Outre cela, il ne faut naturellement pas négliger le traitement de l'affection principale.

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Voir plus loin dans les leçons suivantes la bibliographie des paralysies, névralgies, anesthésies, affections des organes des sens, etc., ainsi que les traités généraux sur les maladies nerveuses.

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