‹ Traité d'électrothérapieChapitre 171 sur 290 · ROLE DE L ELECTROTIIERAPIE 1 METHODES · texte numérisé non relu

ROLE DE L ELECTROTIIERAPIE 1 METHODES

les deux espèces de courants. Pour le courant galvanique, c'est l'usage de la Ka qui se recommande en première ligne, à cause de son action excitante et qui augmente l'excitabilité ; ce pùle peut être employé d'unejimanière stable, pour l'introduction, puis avec le plus grand avantage, d'une manière labile, en le promenant vigoureusement et avec une force de courant suffisante, par-dessus les segments de nerfs et de muscles à exciter, en d'autres termes, pardessus la peau. Pour mesurer la force d'un courant, on peut consulter les secousses produites ; m pour l'excitation centrale, qui naturellement ne provoque pas de secousses, ou, si le nerf périphérique ne peut pas être excité, choi- m sissez la force de courant d'après l'effet qu'elle produit sur les nerfs sains, homonymes ou analogues.

Pour des excitations plus fortes et réitérées (provenant particulièrement du centre de la lésion), des fermetures du pôle négatif peuvent être utiles sur certains points; si vous avez besoin d'une excitation encore plus forte, des commutations réitérées du courant, seront le remède désiré.

Dans tous ces processus, le pôle positif peut être placé utilement sur le point de la lésion ou n'im-

porte ou, en partant de ce point nques. r = mœiie dorsale. tir

, , . m. m', m", m'" = Voies et mu;

Seuema des voies léflexes théra|>Huti<nienient utilisables dans différentes paralysies centrales etpériphédorsale. HR = écorce cérébrale:

/oies et muselés moteurs, h, b.

COmme Centre (sur le pleXUS, la *.»'" = Voies sensibles etpeau. a '= lésion d'un nerf ., .... , mixte et périphérique, a' = lésion dans la voie de

moelle eniniere, etC. , OU bifn eon<Juctibilité motrice et -pinale. a" = lésion dans la 1 n *oie de conductibilité cérébrale motiiee. — Voir de

encore sur un point tout à fait in- PlusamP'es explications dans le texte. différent. Il est probable que vous n'utiliserez guère le pôle positif luimême, pour le but que nous poursuivons ici. Pour exciter la peau, vous pouvez aussi vous servir du pinceau métallique armé de la Ka , mais l'opération est très douloureuse, fait aisément des éraflures et n'est pas plus efficace que le pinceau faradique, bien plus commode.

Quand on emploie le courant faradique, il suffît ordinairement de l'appliquer au moyen d'électrodes humides sur les troncs nerveux en question, suivant un lieu d'application déterminé par le cas spécial, tout à fait à la manière de la l'ara disation localisée, en partant du centre, quand on veut agir sur les voies motrices, et, quand on veut agir sur les voies sensibles, périphériquement par rapport au point de la lésion. Vient ensuite la faradisation de la peau, soit, comme pour la faradisation générale, avec une électrode-éponge, grande et mouillée (dans ce but, le mieux est d'employer le pôle négatif) ou, suivant les circonstances, aussi avec le pinceau faradique, en partie comme faradisation vigoureuse et locale de petites parties de la peau (Vulpian), en partie comme électrisation plus diffuse et faradocutanée par le pinceau, avec un courant d'une force modérée, en traits énergiques (Rumpf). En tout cas, soyez un peu prudents dans le choix de la force du courant ; il ne faut pas exagérer ici, parce qu'il importe d'éviter l'épuisement des voies motrices et la surexcitation des voies sensibles.

On répète généralement que, pour combattre la paralysie, on peut se servir aussi des actions de courant modifiantes et augmentant spécialement 1' 'excitabilité ; je ne comprends pas bien cette assertion, car il s'agit ici d'une manière prépondérante et même exclusive du rétablissement de la conductibilité et non pas de l'excitabilité. Il est vrai que finalement la conductibilité dans les nerfs moteurs n'est pas autre chose que l'excitabilité successivement mise en œuvre de ses segments distincts, en présence d'une irritation partant du segment central le plus rapproché et, pour cette action on peut aussi trouver une base théorique. Car ici encore il ne s'agit que de l'application de la Ka, de la manière la plus stable possible, avec une force et une durée de courant croissantes. Cette application doit ensuite, autant que possible, avoir lieu sur tout le terrain nerveux malade. Est-il alors utile d'appliquer l'An périphériquement par rapport à la Ka, par exemple sur les muscles, pour obtenir l'action dite rafraîchissante, c'est là une question, à laquelle je ne répondrai pas pour le moment ; il est probable que le fait est assez indifférent.

c. Un problème plus large est celui de la suppression des troubles secondaires, plus délicats, ou plus grossiers, qui peuvent exister sur la voie de conductibilité motrice, troubles qui entravent la fonction normale, c'est-à-dire ici le plus souvent la conductibilité. Ici il peut s'agir de deux espèces de choses : d'abord de troubles moléculaires plus fins, tels que, par exemple, ils peuvent être produits par des poisons dans les nerfs ou tels qu'ils se montrent, après une longue inaction, peut-être aussi lors de la disparition de certaines influences centrales et trophiques et qu'ils deviennent un obstacle pour la propagation de l'excitation volontaire, dans les hémiplégies cérébrales, par exemple, ainsi

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